C'est du moins l'analyse faite mercredi par la députée bruxelloise du sp.a Hannelore Goeman.

La régionalisation des allocations familiales pourrait contraindre des familles bruxelloises désireuses d'inscrire leur enfant dans une crèche ou une école maternelle néerlandophones à s'affilier auprès de deux caisses différentes: une bruxelloise et une flamande, s'ils veulent bénéficier d'une intervention complémentaire. C'est du moins l'analyse faite mercredi par la députée bruxelloise du sp.a Hannelore Goeman.

La commission des affaires sociales du Parlement bruxellois a entamé mercredi la discussion du projet d'ordonnance destiné à encadrer la réforme des allocations familiales appelée à entrer en vigueur d'ici 2020 en Région-capitale, soit un an plus tard qu'en Wallonie et en Flandre, selon un choix délibéré du gouvernement Vervoort.

Le gouvernement flamand a élaboré dans sa propre réforme née de la régionalisation de cette aide aux familles, un certain nombre de suppléments dits de participation: pour l'accueil des enfants inscrits dans une crèche reconnue par Kind en Gezin, le pendant flamand de l'ONE, et pour les enfants qui sont inscrits dans une école maternelle flamande et s'y rendent suffisamment souvent.

Les parents d'enfants domiciliés à Bruxelles et qui ont un enfant inscrit dans une crèche ou une école maternelle flamande auront également droit à ces suppléments, mais le paiement de ceux-ci ne pourra se faire que via des caisses d'allocations familiales flamandes, tandis que l'allocation de base sera payée par une caisse bruxelloise, a déploré mercredi Hannelore Goeman.

Pour la députée socialiste flamande, la Flandre aurait pu collaborer avec les caisses bruxelloises pour faire en sorte que l'ensemble des parlements ne transite que par une seule caisse.