Ces cigarettes vendues à faible prix sont en général issues de la contrebande.

Au cours de l'année écoulée, le service Prévention et Sécurité urbaine d'Anderlecht a réalisé une série d'actions aussi diverses que la sensibilisation aux vols dans les voitures ou les habitations, la sécurisation des écoles, régler les conflits de voisinage ou lutter contre les incivilités dans l'espace public.

Parmi ces actions, il ressort que 52 procès verbaux ont été dressés dans le cadre de la lutte contre les "cigarettes à la sauvette".

"Lutter contre les vendeurs de cigarettes à la sauvette et rappeler aux acheteurs les risques qu'ils prennent en les consommant, voici l'objet de la campagne de prévention qui a été lancée le 18 octobre", explique Alain Kestemont (Défi), échevin de la Prévention et de la Sécurité urbaine. "Les cigarettes vendues à la sauvette posent problème à de nombreux niveaux. Vendues à faible prix, ce sont en règle général de "fausses" cigarettes issues de la contrebande. Celles-ci ne bénéficient donc d'aucun contrôle en matière de respect des normes, leur contenu réel est inconnu et elles sont donc encore plus nocives que les cigarettes "normales". Le consommateur s'expose à une interpellation policière, une confiscation des produits et une amende (en cas de destruction du produit acheté)."

C'est ainsi que depuis le 18 octobre, quelque 52 procès verbaux et saisies ont été dressés par la police de la zone Bruxelles Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles).

Cette campagne est le premier volet d'une série d'actions de sensibilisation menée sur le site des abattoirs qui toucheront, outre la problématique des cigarettes à la sauvette la question de la prévention contre les pickpockets, la vente d'alcool en rue et les jeux de hasard. "Cette campagne a vu le jour en collaboration avec les responsables des abattoirs qui se plaignaient de différentes problématiques aux alentours du marché, créant un sentiment d'insécurité parmi les passants et habitants", précise Alain Kestemont.

Parmi les autres actions réalisées en ce début de législature, il ressort que 45 personnes ont bénéficié d'une prime communale suite à des mesures technopréventives visant à lutter contre les cambriolages. Trois permanences "accueil social de quartier" ont vu le jour à Cureghem, au Centre et à La Roue.

Au niveau de la médiation locale, qui vise à offrir gratuitement aux citoyens anderlechtois un espace de médiation pour résoudre un conflit, quelque 152 dossiers ont été ouverts. Sur ces 152 dossiers, près de 50 % des personnes se sont réellement engagées dans le processus de médiation. Ce sont les conflits de voisinage qui sont les plus importants. Viennent ensuite les conflits familiaux

Enfin, un point d'honneur a également été mis dans la problématique du décrochage scolaire. Ainsi, 1300 personnes ont bénéficié d'un accompagnement individuel via l'antenne scolaire, dont l'objectif est de favoriser l'accrochage scolaire en soutenant les jeunes et/ou leurs parents dans le choix de l'école ou d'orientation.