Cette Bruxelloise de 47 ans dormait dans une tente dans le parc des Colombophiles avec ses deux chiens depuis la mi-septembre.

Depuis la mi-septembre, Nathalie dormait sous tente dans le parc des Colombophiles à Anderlecht. Cette Bruxelloise de 47 ans s'est retrouvée à la rue et c'était là sa seule solution de logement. En effet, des propositions de relogement lui ont été faites notamment dans un hôtel ou dans une maison d'accueil mais Nathalie aurait dès lors du abandonner ses deux chiens dans un refuge, ce qui était tout simplement impossible pour elle.

Pour survivre, elle a pu compter sur la solidarité de riverains du quartier ainsi que celle d'une association anderlechtoise qui vient en aide aux plus démunis. "J'ai habité deux ans chez mon frère et j'ai choisi cet endroit car c'est calme et je ne risque pas de me faire embêter", explique Nathalie.

Yannick Marneffe, une riveraine qui vit à proximité du parc, a été touché par la situation de cette dame. "J'ai été à sa rencontre lorsque j'ai vu sa tente plantée dans le parc à côté de chez moi. Elle m'a expliqué sa situation, je l'ai alors prise en charge et lavé ses vêtements, fournis de la nourriture pour elle et ses chiens", explique-t-elle.

Nathalie s'est séparée de son compagnon en 2017. Elle a eu des problèmes d'héritage et dormait à gauche à droite depuis février 2019. Elle s'est progressivement retrouvée à la rue avant de se retrouver dans le parc des Colombophiles. Afin de se laver, elle se rendait au Ceria, dans les sanitaires d'un hôpital ou au sein de l'ASBL Doucheflux. Etant radiée des registres, sa carte d'identité a été supprimée en février 2017. Elle n'a également plus de compte en banque et n'a pas la possibilité d'en ouvrir un des suites de sa radiation et de sa carte d'identité périmée. Elle ne bénéficiait dès lors plus de ses allocations de chômage.

Mais cette triste situation connaît désormais son épilogue puisque Nathalie a pu trouver un nouveau logement via le CPAS d'Anderlecht, qui va également lui fournir un revenu d'intégration social (RIS). "Elle bénéficie enfin d'un logement social, j'ai gagné mon combat pour Nathalie et ses loulous", se réjouit Yannick Marneffe.