Bruxelles Le refuge Veeweyde croule sous les grands chiens qui trouvent difficilement une nouvelle maison.

Ce week-end, le refuge pour animaux de Veeweyde, situé à Anderlecht, fêtait Noël pour ses animaux. Le but ? Sensibiliser les gens à adopter des lapins, chiens ou chats d’un refuge, tout en récoltant un maximum de nourriture et d’accessoires pour animaux. Un week-end qui rencontre généralement un grand succès. Cette année, par exemple, aux côtés des balles et des jouets, plus de trois tonnes de nourriture pour nos compagnons à quatre pattes ont été placées sous le sapin.

© H. G.

Mais au niveau des adoptions, le refuge affiche un moins bon score que l’année passée. Pourtant, il y avait une dizaine de chats adoptables et une soixantaine de chiens. Ce dimanche midi, il n’y avait qu’une dizaine d’animaux qui avaient été adoptés, surtout des chats. En cause ? Les trois-quarts des chiens du refuge sont des grands chiens. Les petits chiens partent directement mais les exigences pour adopter un grand chien sont plus strictes. La présence d’un jardin est quasiment indispensable mais à Bruxelles, on ne peut pas souvent se payer ce luxe.

Depuis une semaine, il y avait même un bouvier bernois. "C’est exceptionnel car c’est le genre de chien très facile et très affectueux qui ne pose en général pas de problèmes", explique Ludivine Nolf, responsable de la communication du refuge. Celui-ci était attaché sur la terrasse de son maître toute la journée. "J’habite là depuis un an et demi et j’avais vue sur la terrasse de ce voisin. Et le chien n’a jamais bougé de la terrasse depuis que j’y suis. Je le voyais tous les jours. Récemment j’ai remarqué qu’il n’était plus là alors je me suis inquiétée. Mais en venant ici aujourd’hui, je suis heureuse de voir qu’il est ici. Moi j’aurais bien voulu l’adopter mais j’ai un autre chien et je suis dans un appartement", explique une visiteuse.

"Il doit tout réapprendre . Il n’a jamais vu d’autres personnes, il n’a jamais couru dans un jardin, il ne sait même pas monter des marches", explique Ludivine Nolf. En effet, il courait partout dans le jardin du refuge lorsqu’un couple apprenait à faire connaissance avec lui. "J’ai toujours voulu un chien mais nous habitions dans un appartement. On a déménagé à La Hulpe récemment et nous avons un jardin donc on s’est dit que c’était le moment. Au départ, je voulais adopter un chiot et puis on nous a montré ce bouvier bernois", explique celle qui est finalement devenue la nouvelle maîtresse du chien, au plus grand bonheur des travailleurs du refuge et des visiteurs.

© H. G.

Mais ce bonheur, tous les grands chiens sont loin de le connaître. Dans le chenil, une chienne est enfermée depuis un an, c’est la plus ancienne. "On la garde parce qu’elle a beaucoup de potentiel. Elle est intelligente, gentille, etc. Mais elle n’est pas chaleureuse avec les visiteurs donc personne ne va vers elle spécialement." D’ailleurs, pour inciter les gens à adopter des chiens, les tarifs sont réduits pour les animaux âgés de huit ans et plus. Ils sont à 25€ à la place de 113€.

Le 100e lapin de l'année

Cette année, le refuge accueille un nombre particulièrement important de lapins. Récemment, un centième lapin est arrivé au refuge. Il avait été abandonné dans une boîte dans le parc Josaphat. Les responsables expliquent que ce phénomène est dû au fait qu’il est très facile d’acheter un petit lapin bon marché. Mais les gens s’en séparent quand ils grandissent et que le fait de nettoyer la cage et que celle-ci soit grande devient trop pénible.