"Face à cette menace grave pour l'ordre public, j'ai signé ce (vendredi) matin à la première heure une ordonnance de police interdisant toute forme de rassemblement en lien avec ce projet nauséabond sur le territoire d'Anderlecht", indique le maïeur anderlechtois, Fabrice Cumps (PS).

"Jamais nous ne céderons aux provocations de l'extrême-droite qui visent uniquement à détruire toute la dynamique positive et inclusive que nous tissons au jour le jour avec tous les Anderlechtois(es) quelles que soient leurs origines", ajoute-t-il dans un communiqué.

C'est ensuite le bourgmestre de Saint-Josse qui a embrayé, en adoptant une ordonnance de police interdisant l'événement organisé par les deux élus d'extrême droite. Dans un tweet, Emir Kir a ainsi déclaré : "La provocation et la division n'ont pas leur place à Saint-Josse !", a-t-il déclaré. "Nous sommes en alerte depuis un certain temps car nous ne voulons qu'un évènement dont l'objectif est de diviser la population et d'en stigmatiser une partie puisse parader dans nos rues et notre capitale."


MM. Wilders et Dewinter avaient annoncé jeudi leur intention de "se promener" dans les rues de Molenbeek. Interdits de présence par la bourgmestre Catherine Moureaux, les deux hommes ont laissé entendre qu'ils se rendraient dès lors dans une autre commune bruxelloise.

Ils ont prévu une conférence de presse ce vendredi en fin de matinée, vraisemblablement pour annoncer leur nouvelle destination de "promenade".