Bruxelles Les hébergés du centre Poincaré sont transférés vers le centre Botanique.

Cette nuit, des ambulanciers ont dû intervenir au centre Poincaré du Samu Social, à Anderlecht. Mais avant d’entrer dans le bâtiment, ils ont dû se vêtir de combinaisons protectrices contre les punaises.

En effet, le centre est touché depuis plus d’une semaine par une crise majeure d’infestation de punaises. Si la présence de punaises constitue un problème récurrent auquel le Samusocial doit faire face, la situation a pris une ampleur considérable depuis la semaine passée.

Très vite, un plan de crise a été activé afin de contenir l’infestation et ajuster en conséquence les conditions de travail des équipes. Dans ce cadre, plusieurs chambres du centre Poincaré ont dû être condamnées. “Les punaises sont un problème récurrent au Samu Social et nous savons comment le gérer”, explique Marianne Robbrecht, responsable communication du centre Poincaré. “En général ça touche une, voire quelques chambres qu’on condamne, mais aujourd’hui, tout le centre est contaminé”, déplore-t-elle.

Depuis ce jeudi 18 avril, le centre transfère ses hébergés vers d’autres logements, notamment le centre Botanique. À terme, les 400 personnes qui étaient accueillies au Poincaré devraient être relogées.

“Cette infestation ne nous permet aujourd’hui pas d’offrir un accueil digne aux résidents du centre Poincaré”, peut-on lire sur le site du centre. “La situation complique également considérablement les conditions de travail, plaçant ainsi l’ensemble de nos travailleurs dans une situation de stress difficilement supportable sur la durée.”

Habitué à ce type de crise, le centre a un protocole à suivre en cas d’invasion de punaises ou vermines. “Il faut vraiment être vigilants pour ne pas propager l’infestation”, poursuite Marianne Robbrecht. “Les travailleurs ont des combinaisons et on traite les vêtements de ceux qui sont déjà infestés. On met d’abord leurs habits au réfrigérateur car le froid tue les punaises et ensuite on les met à la lessive. Ça ne propage pas de maladies, mais c’est très inconfortable, on ne peut pas vivre avec ça.”