Depuis le début de la législature, le collège anderlechtois met un point d’honneur à chasser les antennes paraboliques installées sur les façades des habitations. 

"Ces antennes ne peuvent rester en surface pour des raisons esthétiques, mais car elles sont aussi potentiellement dangereuses au cas où elles tombent sur la voirie" , explique Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), échevin de l’Urbanisme.

Entre janvier et juin 2017, le service urbanisme a donc intensifié les contrôles. En tout, ce sont 587 adresses qui ont été contrôlées sur cette période, aucun contrôle n’ayant eu lieu durant les deux mois d’été. 221 paraboles ont été enlevées par les propriétaires, et 72 sanctions ont été infligées suite au maintien des antennes malgré la mise en demeure. "L’objectif est de contrôler la totalité des paraboles installées dans la commune entre septembre et novembre", ajoute l’échevin.

Concrètement, une mise en demeure est donc envoyée aux propriétaires qui laissent des antennes paraboliques sur leurs façades. En cas de non suivi de la mise en demeure, une amende est envoyée. "On ne veut plus voir fleurir ce type d’antenne dans la commune ! Même si les paraboles sont certes moins graves que la problématique des marchands de sommeil, elles n’en demeurent pas moins préoccupantes. Il existe aujourd’hui d’autres moyens technologiques permettant d’avoir accès à des chaînes internationales. De plus, si une antenne reste indispensable pour une quelconque raison, elle peut toujours être placée à l’arrière du bâtiment !", ajoute Gaëtan Van Goidsenhoven.

Lorsque le propriétaire reçoit une mise en demeure, il a 30 jours pour procéder à l’enlèvement. S’il n’y a aucune réaction, la commune lui adresse une sanction administrative communale (SAC) de 150 €. Un nouveau délai de 30 jours est ensuite laissé au contrevenant et s’il n’y a toujours aucune réaction, le propriétaire se verra infliger une autre SAC de 300 €. Ces informations sont communiquées dans les courriers envoyés lors de la mise en demeure.