Les places pour handicapés sont souvent accaparées par des automobilistes qui ne le sont pas, dénoncent plusieurs visiteurs.

"Il y a neuf places pour personnes handicapées devant l’hôpital Erasme. Non seulement les places sont occupées par des voitures n’affichant pas d’autocollant ou de carte handicapé, mais en plus, les voitures se collent les unes aux autres en ne respectant pas les distances qui permettraient à une personne handicapée de sortir de sa voiture. Ça ne peut pas continuer !" , insiste Laura, 26 ans.

La situation inquiète la jeune Anderlechtoise qui vient, depuis deux semaines, voir sa maman tous les jours à l’hôpital. "Elle n’est pas super mobile, donc j’aurai besoin de parquer sa voiture vendredi sur l’emplacement prévu. Mais que faire s’il n’y a pas de place ?", s’interroge Laura, indignée par l’incivilité de certains visiteurs. "Je sais bien qu’un emplacement normal coûte 2,7€ par heure, mais quand même !", ajoute-t-elle.

Ce mercredi, il est 14h alors que Jean-Marc, qui est amputé d’une partie de la jambe gauche, stationne sur un des neuf emplacements destinés aux handicapés. Un petit miracle d’après cet homme de 77 ans, tant ces places seraient squattées par de nombreux conducteurs qui n’en ont pas le droit. "Je viens ici toutes les deux semaines, et il y a chaque fois des problèmes. La dernière fois, trois voitures n’avaient pas la carte. Quand je l’ai dit à la police, ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire".

Ce mercredi, les neuf voitures stationnées en début d’après-midi affichaient bien une carte pour handicapés. En revanche, le nombre d'emplacements était insuffisant pour répondre à la demande. "J’aimerais bien me garer", lâchait, depuis sa voiture, une automobiliste avec autocollant, d’un ton dépité. De son côté, l’hôpital Erasme n’était pas en mesure mercredi de commenter la situation.