Bruxelles Avec son nouveau plan de lutte contre les incivilités, la commune d'Anderlecht met les bouchées doubles pour contrer les dépôts clandestins, les terrains laissés à l'abandon, etc. 

Ce lundi le collège d'Anderlecht a présenté son projet d'approche transversale et son plan de lutte contre les incivilités à l'initiative du bourgmestre Eric Tomas (PS), de l'échevin de la Prévention Alain Kestemont (Défi) et de l'échevin de la Propreté publique Allan Neuzy (Ecolo). Outre la campagne de communication #1070 Respect lancée à la fin du mois de mai, la première étape de ce plan d'action consistait en l'élaboration d'un diagnostic afin d'identifier les points noirs du territoire qui sont touchés par la problématique. À partir de ces résultats, les agents communaux et le collège ont élaboré une stratégie divisée en trois volets: préventif, réactif et répressif. 

Au total, plus de 200 hot spots touchés par les incivilités ont été identifiés sur l'ensemble du territoire. Et dans tous quartiers confondus, les infractions les plus fréquentes sont les dépôts clandestins, les déjections canines et les trottoirs et terrains non entretenus. 

Au niveau de la prévention, la commune entend renforcer l'information concernant le règlement général de la police via une pluralisation des canaux de communication, mais aussi prolonger la campagne #1070 Respect sur le long terme et remplacer l'ensemble de la signalétique actuelle concernant les incivilités. Le collège va également créer un réseau de citoyens "networkers" bénévoles qui auront pour rôle de sensibiliser les gens de leur quartier et seront responsables de certaines collectes. 

Concernant l'axe réactif, la commune prévoit notamment la mise en place d'une équipe de propreté spécifique pour les week-ends dès cet été, mais aussi le recrutement de 65 étudiants pour les deux mois de vacances scolaires qui aideront les nettoyeurs de rue. Un projet de stickers pour signaler les sacs placés aux mauvais endroits ou sortis aux mauvais moments est également à l'agenda. 

Enfin, le volet répressif comprend tout d'abord l'augmentation du nombre de caméras mobiles et fixes sur l'ensemble du territoire pour lutter contre les dépôts clandestins. Actuellement, une dizaine de dispositifs sont déjà installés sur le territoire mais la commune prévoit d'augmenter ce nombre en fonction des hot spots identifiés, ainsi que le nombre d'agents sanctionnateurs présents sur le terrain. 

"La problématique des incivilités dans la commune était un des thèmes de la campagne précédente. C'est un phénomène qui est en train de s'agraver dans la commune", explique le bourgmestre Eric Tomas. "On s'est rendu compte que la meilleure manière de contrer ces infractions c'est en travaillant de manière transversale en alliant nos services de prévention, de propreté et de police." 

De son côté, Allan Neuzy, échevin à la Propreté rappelle qu'il n'y aura pas que de la répression. "Le répressif arrivera à la fin. Evidemment que les contrevenants continueront de payer en cas d'infractions et il y aura plus de contrôles mais il y aura, en amont, beaucoup d'informations et de sensibilisation."