Chaque semaine, une braderie sauvage se déroule à la sortie du métro Clémenceau à Anderlecht, non loin des abattoirs. En plus de causer divers désagréments aux riverains, ces attroupements non autorisés devant une issue du métro sont problématiques du point de vue de la sécurité, particulièrement en cas d'évacuation.

De plus, en cette période de crise Covid, pareil attroupement avec un manque évident de distanciation physique et un port aléatoire du masque est pour le moins interpellant dans un commune aussi durement touchée par la pandémie.

Contactée, la zone de police Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles) dit être au courant du phénomène. "Il s'agit d'une braderie sauvage qui se tient chaque semaine dans la rue Sergent De Bruyne. Une vingtaine d'exposants sont présents, principalement des personnes sans papiers", explique Kathleen Calie, porte-parole de la zone de police Midi. "Chaque semaine, on les contrôle, on les arrête, et on envoie un avis à l'office des étrangers si nécessaire."

Selon le chef de groupe MR au conseil communal Gaëtan Van Goidsenhoven, l'attitude de la police est beaucoup trop laxiste. "Police et commune ont déjà été interpellées à diverses reprises ces dernières années. Malgré quelques actions sporadiques annoncées suite aux interpellations, force est de constater que la volonté de l'autorité à mettre un terme au phénomène n'est pas particulièrement évident, même en période de risque sanitaire. Je serai donc obligé d'interpeller à nouveau la commune et la zone de police, à l'occasion des prochains conseils communal et de police, sur une situation de laisser-aller que les citoyens peinent à comprendre."