Bruxelles

Une classe de français de "l'École Éphémère" pour des enfants réfugiés syriens déscolarisés s'est tenue mardi matin au parc de la Rosée à Anderlecht. 

D'après ses organisateurs, environ 300 enfants syriens seraient actuellement sans école sur le territoire belge. Un des problèmes pointés est notamment le manque de classes passerelles dont peuvent bénéficier les primo-arrivants afin de rejoindre le plus rapidement possible un cursus ordinaire. "Depuis quelques mois, des réfugiés syriens se retrouvent dans le parc de la Rosée à Anderlecht. Des familles nous ont rapporté que quelque 300 enfants n'étaient pas scolarisés. Nous nous sommes rendus sur place et avons dressé une liste de 80 enfants. Quinze d'entre eux ont pu être inscrits mais depuis, il y a eu de nouvelles demandes", a indiqué Chantal Massaer, directrice de l'ASBL Infor Jeunes Laeken.

"Il y a un réel manque de places dans les dispositifs Daspa (Dispositif d'Accueil et de Scolarisation des Primo-Arrivants). Les écoles se montrent en outre plus ou moins coopérantes et les parents rencontrent de nombreux problèmes pour inscrire leurs enfants. Bon nombre d'enfants sont en décrochage scolaire ou ont des blancs dans leur cursus en raison de traumatismes subis dans leur pays d'origine. Il faut donc réfléchir à un enseignement adapté à leur situation", a-t-elle poursuivi.

"Nous demandons la création de classes Daspa dans différents quartiers et pas uniquement sur base volontaire ainsi qu'une approche concertée sur le nombre d'enfants réfugiés en demande d'inscription. Vu l'afflux de nouveaux arrivants, le manque de places Daspa continuera à poser problèmes et priver des enfants réfugiés d'une scolarité", a-t-elle conclu.