Le personnel demande plus de bras. La directrice des soins infirmiers a rejoint les infirmières ainsi que les quelques médecins mobilisés afin de montrer qu'elle comprenait le désarroi de son personnel.

"Ce ras-le-bol n'est pas lié qu'au Covid", explique la syndicaliste. "La problématique 'manque de personnel, manque de bras' est un problème structurel dans le secteur qui est exacerbé par la crise Covid. La deuxième vague inquiète très fort les soignants, car le personnel est beaucoup plus impacté aujourd'hui qu'il ne l'était en mars. Ceux qui sont testés positifs et qui sont asymptomatiques doivent travailler. Ils ne sont pas mis en quarantaine contrairement aux autres personnes dans la société. Cela montre qu'on atteint des limites quand on fait travailler des personnes positives. (...) Il faut tout du moins veiller à mieux équiper ceux qui sont malades pour éviter la transmission du virus aux patients mais aussi dans les rangs du personnel."

Naïma Amakran remarque que ces mouvements d'humeur pour crier un mal-être sont susceptibles de se multiplier dans différents hôpitaux.