Des scellés judiciaires ont été placés vendredi autour du chantier de la future station de métro Toots Thielemans à Bruxelles. Des irrégularités ont été constatées par l’auditorat du travail bruxellois suite à deux contrôles non annoncés menés par le service de Contrôle des lois sociales (CLS), dont le dernier a eu lieu jeudi. Il a relevé des irrégularités relatives au non-respect des règles régissant le temps de travail et régissant le travail le samedi, selon l’auditorat.

Du côté de la Stib, maître d’ouvrage, on indique ne pas avoir davantage d’informations sur les irrégularités constatées sur place et on attend le procès-verbal d’infraction de l’auditorat du travail. Elle indique toutefois que le chantier a déjà pu reprendre samedi, bien que les documents demandés n’aient pas encore été remis à l’auditorat du travail.

Besix, un des trois partenaires de la société momentanée “Toots”, confirme la reprise du chantier et dit avoir pris immédiatement les mesures qui s’imposaient. “Nous avons pris la décision proactive d’exclure deux sous-traitants visés par ces irrégularités. Nous sommes conscients qu’il peut y avoir des abus dans le chef de certains sous-traitants, qui sont très nombreux dans de tels chantiers. Les trois partenaires travaillent en stricte collaboration avec l’auditorat du travail”, indique Florence Bribosia, responsable communication de Besix.