En réaction aux débordements survenus mardi à l'Athénée royal Andrée Thomas de Forest, les affilés de la CGSP de l'établissement, réunis mercredi matin en assemblée générale, demandent le départ de la cheffe d'établissement. 

Les cours étaient suspendus ce jour. Les enseignants affiliés au syndicat socialiste estiment que c'est la mauvaise gestion quotidienne de l'école par la direction qui a mis en danger l'ensemble des acteurs de l'établissement. Ils soulignent que les interpellations préalables concernant les dysfonctionnements constatés dans la gestion de l'école n'ont pas suscité de réaction du pouvoir organisateur.

La CGSP rejoint en conséquence les revendications des élèves relatives à la mauvaise gestion administrative de l'école et à l'état des bâtiments. Le syndicat souligne que leur action était initialement pacifique et que seul un petit noyau a profité de la situation. Il estime que l'ampleur de l'intervention policière a exacerbé les tensions.

Un groupe composé d'une cinquantaine d'élèves s'était retranché mardi dans le réfectoire. Un jeune a été arrêté administrativement, mais relâché dès son arrivée au commissariat.

Le personnel enseignant affilié à la CGSP demande le départ de la cheffe d'établissement, le respect des décisions du conseil de classe, le renforcement de l'équipe d'entretien en sous-effectif chronique et de l'équipe éducative, la transparence sur les moyens humains et financiers et la vérification urgente des mesures de sécurité et d'évacuation en vigueur dans l'établissement. Les professeurs et éducateurs appellent aussi à une limitation à 15 élèves par classe pour un véritable enseignement différencié. Ils parlent d'une politique de remplissage visant à accueillir les renvoyés de Bruxelles. Ils avancent que 200 nouveaux élèves ont été inscrits en quelques jours en septembre.