Sur les treize inculpés du dossier des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, cinq ou six n'assisteront vraissemblablement pas à l'audience de lundi sur les méthodes particulières de recherche utilisées lors de l'enquête, selon une information de l'AFP confirmée jeudi en fin de journée par le porte-parole du parquet fédéral Eric Van Duyse.

Les inculpés n'ont pas d'obligation d'assister à cette audience devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles. Il s'agit d'une possibilité qui s'offre à eux. Ceux ayant déjà fait valoir leur intention de ne pas assister à cette audience peuvent changer d'avis jusqu'au dernier moment. Ce sont notamment ceux qui, comme Salah Abdeslam, sont détenus en France.

Un des inculpés fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt international. Il n'y a pas encore de certitude qu'il soit décédé en Irak ou en Syrie.

L'audience de lundi devant la chambre des mises en accusation se déroulera à huis clos. Ni le public ni les journalistes ne seront autorisés à y assister. Elle devrait être assez courte car il n'y a que peu de méthodes particulières de recherche (écoutes téléphoniques entre autres) qui ont été utilisées pendant l'instruction. Cette audience technique vise à s'assurer de leur légalité. L'arrêt de la chambre des mises en accusation devrait tomber rapidement. Il est même possible qu'il soit rendu le jour même.

Cette audience de lundi est la dernière étape avant celle de renvoi, qui aura lieu dans les prochains mois. La chambre du conseil puis la chambre des mises en accusation vont alors décider du sort des inculpés cités dans le réquisitoire du parquet fédéral. Ce dernier peut demander des non-lieux pour certains, des renvois en correctionnelle pour d'autres ou le renvoi devant la cour d'assises. L'organisation matérielle de cette audience est rendue difficile étant donné le monde attendu.

Le procès en lui-même devrait commencer en septembre 2021 dans les anciens bâtiments de l'Otan à Evere, mais la décision définitive n'a pas encore été prise pour avaliser le lieu.