Le centre de crise de la Région bruxelloise est désormais opérationnel. Quatre ans après le début des travaux, il supervisera son premier événement au mois d’octobre, à l’occasion du Conseil européen des 15 et 16 octobre prochains. "Ce centre sera un maillon clé dans la nouvelle architecture de la sécurité développée sur l'ensemble du territoire régional. Il permettra d'appuyer et de renforcer l'ensemble des partenaires et opérateurs actifs sur le terrain", a commenté le ministre-président Rudi Vervoort (PS) en charge de la sécurité et du maintien de l’ordre.

Au sein de ce bâtiment ultra-sécurisé se dévoile une immense salle dotée des meilleures technologies de surveillance caméras. Cette salle est divisée en trois parties : la table stratégique équipée d’écrans d’ordinateurs et de micros rétractables ; une zone réservée aux officiers de liaison et la partie opérationnelle, équipé d’un mur de seize écrans.

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"Ce centre de crise est ce qu’il y a de mieux en Europe. Il est aussi performant que celui de Londres", assure un conseiller du ministre-président Rudi Vervoort (PS), en charge de la sécurité sur le territoire régional depuis la 6e réforme de l’État. Très concrètement, ce centre de crise réunit toutes les caméras de surveillance installées en région bruxelloise à l’exception de celles des zones Nord (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse) et Montgomery (Etterbeek et les deux Woluwe).

Dotés de fauteuils de bureau en cuir plus confortables que ceux utilisés au bord des terrains par les staffs des meilleures équipes de football du monde, les postes de surveillance permettent de choisir la caméra via une liste ou une carte, de l’orienter lorsque c’est possible, d’effectuer des recherches ciblées via des logiciels d’intelligence artificielle, etc. "Imaginons qu’un policier recherche une personne en, pull rouge qui court dans un périmètre donné. Il dispose de 4 heures de matériel vidéo. Avant, il devait tout visionner. Aujourd’hui, en sélectionnant quelques critères – dont celui de détecteur de mouvement -, il n’a plus qu’une trentaine de minutes à visionner pour retrouver son suspect", explique un policier de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles.

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Actuellement, ce centre de crise dispose de 4 300 caméras venant de la Stib, des zones de police, des communes et de Bruxelles Mobilité. Bruxelles-Prévention & Sécurité prévoit d’acheter 330 nouvelles caméras ANPR supplémentaires à dispatcher sur le territoire régional. Sur la question des images caméras privées des entreprises, BPS laisse les zones de police s’en charger.

Dans ce centre de crise se réuniront, lorsque cela sera nécessaire, toutes les parties impliquées dans la gestion des manifestations, dans la gestion d’une crise telle qu’un attentat, un accident majeur (explosion, etc), un incident majeur (tunnels fermés, etc), dans la gestion d’événements sportifs d’ampleur, etc. "Ocam, armée, Siamu, Stib, polices zonales, police fédérale, etc., en cas de crise, tout le monde sera présent dans cette salle."