Monique s’est rendue à la déchetterie d’Auderghem la semaine passée et s’est vu, dans un premier temps, refuser l’accès.

Monique n’est pas près d’oublier sa journée du lundi 14 août dernier. Elle dit avoir été recalée de la déchetterie régionale d’Auderghem sous prétexte qu’elle ne disposait pas de véhicule. "Lors de ma visite à la déchetterie, j’ai été très étonnée par l’accueil qui m’y fut réservé. J’ai fait le choix de ne pas posséder de véhicule et, en ces temps où l’on privilégie une mobilité douce et non polluante, cela est tout à fait au goût du jour", explique cette Auderghemoise.

Habitant à quinze minutes à pied de la déchetterie, elle a empaqueté ses quelques objets dont elle voulait se débarrasser et dont la quantité ne justifiait pas une demande d’enlèvement à domicile. Elle s’est donc rendue sur place avec ses déchets chargés sur son diable.

"J’ai alors fait la file comme toutes les personnes en voiture, sans dépasser car je ne vois pas pourquoi étant à pied, je devais passer devant les autres, poursuit Monique, particulièrement remontée. Mon tour est alors arrivé, et quelle ne fut pas ma stupéfaction lorsque le préposé me déclara que comme j’étais à pied et qu’il y avait du monde, il ne pouvait pas m’accepter ! Sur le site Internet de Bruxelles Propreté, qui est maintenant gestionnaire de la déchetterie, il n’est pourtant pas précisé que l’usage en est interdit aux personnes sans véhicule !"

Monique, outrée, a alors rétorqué qu’il était hors de question qu’elle ramène tout "son brol" chez elle alors qu’elle avait fait la file, debout, sous une température caniculaire et qu’elle souhaitait avoir l’avis de la direction de la déchetterie concernant cette mésaventure.

"Sur ce, le jeune homme est allé voir son supérieur et j’ai finalement pu déposer mes déchets dans les conteneurs adaptés. Ensuite, je suis retournée les voir pour éclaircir la situation. Il semble que la déchetterie n’est accessible qu’aux véhicules, exception faite pour les habitants d’Auderghem, ce que je suis !", ajoute Monique.

La Bruxelloise a envoyé un courrier à l’administration de Bruxelles Propreté pour faire part de sa désapprobation par rapport à cette mésaventure. Un courrier qu’elle a aussi envoyé à Test-Achat. "Personnellement, je suis indignée par cette situation et c’est peut-être une explication, mais pas une excuse, aux nombreux déversages de déchets divers à proximité des bulles à verre, etc.", conclut Monique.

Sur les réseaux sociaux, la mésaventure de Monique a été massivement commentée. Plusieurs témoignages de riverains dénonçant l’attitude du personnel depuis que cette déchetterie est passée sous la houlette régionale. "Avant, on pouvait juste dire ce que l’on amenait et on nous faisait confiance. Ici, c’est ouverture du coffre, vérification de chaque sac jusqu’au fond et tous nos faits et gestes sont surveillés, sans pour autant qu’on nous aide à décharger", explique une riveraine mécontente.

Étienne Cornesse Porte-parole de Bruxelles Propreté : "Un malentendu"

"En principe, l’accès à la déchetterie est autorisé aux piétons à condition que la personne n’abandonne pas son véhicule dans la file, ou qu’elle ne dépasse pas les autres riverains. Ça, c’est le principe de base. Dans le cas présent, dont je n’ai pas eu écho, il y a peut-être eu un malentendu et le personnel de la déchetterie a peut-être pensé que la dame avait dépassé les autres usagers qui patientaient dans leur voiture. Mais si elle a annoncé que ce n’était pas le cas, il ne doit pas y avoir de soucis."