C’est ce que l’on peut penser, à la lecture d’un accord de coopération signé entre les trois régions du pays (Flandre, Wallonie et Bruxelles) en 2011 et qui vise la fiscalité automobile.
Que trouve-t-on dans cet accord ? Si ce dernier évoque en grande partie la taxation des poids lourds qui est entrée en vigueur quelques années après la signature de l’accord, les trois gouvernements abordent aussi la question de la taxation des véhicules légers. 
En son article 2, on peut lire que “Dans le respect des particularités de chaque région, ces dernières conviennent de coopérer en vue d’une réforme de la fiscalité routière qui constitue en l’introduction coordonnée préalablement à la mise en œuvre éventuelle d’un prélèvement kilométrique pour les véhicules légers, d’un droit d’usage à la durée, des infrastructures routières applicables aux véhicules légers”. Plus loin on peut encore lire que les “Régions conviennent également de mener les études nécessaires afin de déterminer sous quelles conditions un prélèvement kilométrique pour véhicules légers peut être introduit”. Enfin, on apprend encore que les trois régions décident de la création d’un comité technique de réforme de la fiscalité automobile commun composé de cinq experts nommés par chaque région. Un comité dont on peine à trouver la trace.

L’actuel ministre Henry a signé cet accord

L’un des signataires de l’accord de coopération, désormais député de l’opposition, André Antoine (CDH) explique que “Bruxelles a sciemment méprisé cet accord qui n’a jamais été dénoncé. Bruxelles a donc renié sa signature”. Il ajoute que l’actuel ministre de la mobilité, Philippe Henry (Écolo) qui était, lui aussi, signataire de cet accord de coopération pour le gouvernement wallon de l’époque – il avait déjà la mobilité dans ses compétences – “doit réagir puisqu’il est signataire”.