Bruxelles tient enfin son foodmarket. Et ce sera le plus grand de Belgique !

The Wolf, le premier foodmarket de Bruxelles, ouvrira enfin ses portes samedi. Le lieu, jadis occupé par la CGER (rue Fossé aux Loups), sera ouvert 7 jours sur 7, de 8 à 23 heures. Dans l’ancienne salle des guichets, pas moins de 17 restaurants de l’étoilé aux spécialités des quatre coins du monde proposeront leurs plats à déguster sur place. Un foodmarket géant, capable d’accueillir jusqu’à 800 clients. "Il y en aura pour tous les goûts. Pizzas, burgers, asiatique, syrien, éthiopien ou encore hawaïen, sans oublier nos spécialités bien belges comme les Gaufres&Waffels d’Yves Mattagne, les chocolats (Belvas) ou encore le spécialiste de la viande Dierendonck. Le but est aussi de rendre ces plats accessibles à tous, avec des prix très démocratiques, même pour les étoilés. Les prix démarrent à 3,50 €. On commande au comptoir, on mange où on veut. Il y a 800 places assises ici."

Notre capitale comble enfin un manque, et accueillera d’ailleurs un second foodmarket avec l’ouverture d’Eataly prévue en 2023. Partout dans le monde, le concept est déjà bien ancré, que ce soit Barcelone, Londres, Berlin, New York, Lyon, Madrid ou encore Lisbonne. Si Bruxelles se dote enfin d’un foodmarket digne de ce nom, ce n’est pourtant pas une première en Belgique.

On se souvient notamment de Holy Food Market, à Gand, qui ferma ses portes après deux ans et demi seulement (avant de rouvrir dans une formule plus centrée sur le public local). Mercado, à Anvers, avait subi le même sort. De Vleeshalle (Malines), qui a ouvert il y a quelques mois, et bien d’autres projets dans les cartons devraient voir l’offre s’étoffer rapidement.

Pourtant, malgré la difficulté à implanter le concept en Belgique, The Wolf a tout pour réussir et entend bien être bien plus qu’un lieu de restauration, mais une destination en soi. Le lieu, emblématique et à l’architecture remarquable, est déjà un atout. Si d’importantes rénovations ont été entreprises, certains matériaux ont été récupérés sur place, comme des vitraux du Val Saint-Lambert qui ont été utilisés pour le bar. Le projet n’a pas été lancé à la légère non plus. Il a nécessité 3 ans de mûre réflexion, depuis son instigation par Thierry Goor, rejoint par les frères Haelterman (brasserie du même nom) et Pascal van Hamme (Chou de Bruxelles, Le Mess, Le Vaudeville ou encore le Chalet Robinson). Des investisseurs privés et un soutien de la Région de Bruxelles Capitale ont complété le montage et permis de rassembler les "millions" nécessaires à créer The Wolf.

Le concept proprement dit ne se limite pas non plus à rassembler quelques enseignes sous un même toit pour proposer une offre éclectique de gastronomie. Outre les 17 restaurants, on y retrouve aussi un marché bio et une microbrasserie. The Wolf possédera aussi sa propre application de commande et son propre service de livraison, lancés au fur et à mesure.

Autre particularité de ce foodmarket, l’absence totale de paiements en cash. De quoi faciliter la comptabilité aussi, clé du concept puisque les exploitants ne paieront pas un cent de loyer. "On prend 15 % sur l’ensemble de la nourriture et les boissons (tout comme la microbrasserie) sont aussi pour nous. Cela compense le loyer et implique tout le monde dans la réussite du projet."

Quant aux restaurateurs qui estimeraient ne pas y trouver leur compte, ils peuvent quitter les lieux à leur guise. Ils seront d’ailleurs vite remplacés : "on a déjà 40 candidats sur la liste d’attente, également de l’étranger, des Français, des Italiens…"