Le site web pour entrer la demande est ouvert depuis ce matin : www.primecovid.brussels. 22 000 entreprises bruxelloises a priori concernées.

Les 22 0000 commerces et restaurants bruxellois concernés par la prime unique de 4 000 euros proposée par le gouvernement bruxellois dans le cadre de la pandémie du Covid-19 vont pouvoir rentrer leur demande dès ce mercredi. Le mécanisme mis en place par le gouvernement bruxellois a été validé par le Conseil d'Etat moyennant quelques ajustements. La procédure est disponible sur le site web : www.primecovid.brussels. Il suffit ensuite d'encoder le numéro d’entreprise dans l’outil et de vérifier si l'entreprise est éligible. Il s'agira ensuite d'encoder quelques données puis d'annexer une attestation bancaire relative au compte de l'entreprise (nom de l’entreprise et n° de compte) et la dernière déclaration TVA mensuelle ou trimestrielle. La demande est forte. Le numéro d'appel mis en place par hub.brussels (18-19) a déjà reçu plus de 9 000 demandes d'information.

La secrétaire d'Etat en charge de la Transition économique Barbara Trachte (Ecolo) invite les entrepreneurs à ne pas se précipiter. "Notre objectif est de verser la prime aux entreprises endéans les deux prochaines semaines. Nous comprenons l'urgence de la situation pour nombre d'entreprises mais tout qui entre dans les critères recevra cette prime dans les quinze jours. Les premiers arrivés ne seront donc pas les premiers servis", avertit la secrétaire d'Etat, souhaitant ainsi éviter un embouteillage de demandes sur le site dès ce matin première heure. Le gouvernement bruxellois a en effet budgétisé environ 88 millions d'euros pour cette prime. Il y en aura donc pour tout le monde.

Un plan alternatif pour les entreprises non éligibles.

Toutes les entreprises bruxelloises de moins de cinquante salariés ont droit à cette prime unique. Pour l'heure, les secteurs concernés sont : les commerces, l'hébergement, la restauration, la projection de films cinématographiques, les agences de voyage, les services administratifs de bureau et autres activités de soutien aux entreprises, les auto-écoles, les agences de pari, les activités sportives, récréatives et de loisirs, les sociétés de réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques, etc.

A ce stade, seules celles qui ont dû fermer boutiques sont concernées. Le secteur de la construction en panne d'activité faute de matériel ou incapable de respecter les règles de distanciation sociale, les chocolatiers ou, encore les kinésithérapeutes, les dentistes, etc. n'ont ainsi pas droit à cette prime unique.

Le gouvernement bruxellois est en train, via le Conseil économique et social, de lister ces commerces et entreprises également lourdement impactées. "Nous savons que de nombreuses entreprises ont vu leur activité s'arrêter à cause des consignes de distanciation sociale, entre autres. Nous ferons l'effort financier nécessaire pour les soutenir", poursuit Barbara Trachte. "Tout dépendra des mesures prises par l'Economic risk management group (ERMG). Nous sommes dépendants de leurs décisions, notamment sur la durée du confinement. Notre idée est d'apporter des solutions complémentaires à celles que l'ERMG mettra en place tout en tenant compte des contraintes administratives et budgétaires."