Bruxelles Le baromètre immobilier constate une augmentation de l’activité à Bruxelles.

L’attrait des Belges pour l’immobilier ne diminue pas. C’est ce que montre le baromètre des notaires de la Fédération du notariat (Fednot). Le deuxième trimestre 2019 enregistre ainsi le second plus grand nombre de transactions immobilières depuis la création du baromètre en 2007.

Si l’on observe les six premiers mois de l’année 2019, Bruxelles compte 5,4 % de transactions supplémentaires, comparé à la même période en 2018. Une belle augmentation qui est toutefois la moins importante sur les trois régions puisque la Wallonie affiche une hausse de 7,2 % et la Flandre de 8,3 %. "Les taux d’intérêt hypothécaires extrêmement bas mais aussi la faiblesse des revenus alternatifs expliquent en grande partie cette intense activité", analyse le notaire Renaud Grégoire qui constate que "les mesures adoptées par le gouvernement sont favorables aux primes aux acquéreurs, ce qui est très positif".

Cette augmentation de l’activité s’accompagne d’une augmentation des coûts. À Bruxelles, le prix moyen d’une maison s’élève aujourd’hui à 469 597 euros, soit 3,5 % de plus que l’année passée. Par rapport à la moyenne nationale, c’est 82,8 % de plus, le prix moyen d’une maison en Belgique étant de 260 145 euros.

Alors qu’il baisse dans le Brabant wallon, le prix moyen d’un appartement à Bruxelles continue quant à lui d’augmenter. S’élevant à 249 071 euros, il est plus élevé de 3,6 % cette année par rapport à 2018. "L’un des constats de ce baromètre est que la différence de prix entre Bruxelles et les autres régions se creuse de plus en plus", indique Renaud Grégoire.

En moyenne , les appartements bruxellois sont ainsi les plus chers. Alors qu’en 2014, ils coûtaient en moyenne 15 000 euros plus cher que la moyenne nationale, l’écart s’élève aujourd’hui à 23 000 euros, soit 10 % du prix. Au cours des cinq dernières années, c’est en effet à Bruxelles que le prix moyen des appartements a le plus augmenté (+15,8 % contre 9,2 % en Wallonie et 12,2 % en Flandre). Ces hausses de prix doivent cependant être relativisées à la lumière d’un taux d’inflation de 8,2 % sur cette période 2014-2019, nuance le baromètre immobilier.

Bruxelles est en outre un marché particulier, rappelle le notaire : "À côté des particuliers qui achètent pour eux-mêmes, la capitale compte de nombreux investisseurs qui rénovent et construisent des logements. Il est normal que des appartements tout neufs soient plus chers que des appartements d’occasion. Cela explique en partie l’augmentation du coût moyen dans la Région bruxelloise."

Le notaire tient par ailleurs à souligner le fait que l’augmentation de l’activité est importante à l’échelle nationale (7,5 % en Belgique, 5,4 % à Bruxelles) mais que les prix n’augmentent pas très fort (deux ou trois pour cent dans toutes les régions). "Cela indique que le marché est sain : ce n’est pas de la spéculation", conclut Renaud Grégoire