Le parquet fédéral a requis jeudi une peine de prison de cinq ans assortie d'une amende et d'une déchéance de la nationalité belge à l'encontre de Siham Oussaidi.

Cette Bruxelloise, partie en Syrie pour combattre aux côtés de groupes terroristes, a selon le parquet exprimé sur les réseaux sociaux qu'elle n'avait pas l'intention de revenir en Belgique. Siham Oussaidi fait partie de ces Bruxellois radicalisés qui ont quitté la Belgique pour prendre les armes en Syrie, en l'occurrence sous l'influence du Collectif Réflexions Musulmanes (CRM), qui œuvrait à la "propagation d'un discours islamique authentique" jusqu'à sa dissolution. Au départ exposés à des conférences et des débats, plusieurs membres du CRM s'étaient par la suite retrouvés sous l'emprise du vétéran du djihad Rudy Emponza Bompolonga avant de s'engager dans la lutte armée. Dans le cercle d'influence du collectif se trouvait également Najim Laachraoui, l'un des kamikazes du 22 mars 2016.

Selon le parquet fédéral, Siham Oussaid avait très vite adopté un comportement radical au contact de la propagande islamiste sur internet. À l'été 2014, la jeune femme était partie en Syrie pour y rejoindre son mari Soufiane Nrhailat, parti lui en septembre 2013. Le couple avait alors rallié les troupes de Jabhat An-Nusra, devenu par la suite Hayat Tahrir Ash-Sham.

En mars 2018, Soufiane Nrhailat décédait au combat, ce qui n'a pas empêché Siham Oussaidi de rester en Syrie, où elle est toujours à l'heure actuelle. Selon le parquet, elle aurait même déclaré sur les réseaux sociaux qu'elle n'avait pas l'intention de revenir en Belgique.