Bruxelles

L'objectif : lutter contre les problèmes psychiques et émotionnels chez les jeunes.

Si vous êtes passé par le parc Pirsoul, à Berchem-Sainte-Agathe, vous avez peut-être croisé un grand ours bleu assis sur un banc. Cet ours, c'est Warme William. Il invite chacun à se confier sur ce qui ne va pas en vous offrant une oreille attentive. Selon une enquête, un jeune sur cinq serait touché par des problèmes psychiques et émotionnels : 10% souffrent d'anxiété, 15% présentent des signes de sentiments dépressifs et 30% font état de troubles du sommeil.  

Ces problèmes peuvent être évités, à condition de veiller, dès le plus jeune âge, à ce que les enfants se sentent bien dans leur peau et dans leur tête. À condition de les guider dans leur quête d’identité, de leur apprendre à exprimer leurs émotions, de leur indiquer où et comment demander et trouver de l’aide. C’est l’objectif de la "Ville Bienveillante", Warme Stad en néerlandais. 

Le concept a débuté avec un projet-pilote dans cinq villes flamandes (Louvain, Turnhout, Genk, Gand et Bruges). “La commune de Berchem-Sainte-Agathe a tout de suite été intéressée par cette initiative. Nous n’avons dès lors pas hésité à soumettre notre candidature en tant que commune bienveillante, explique Katia Van den Broucke (Ecolo-Groen), échevine de la Jeunesse néerlandophone. Berchem est ainsi l'unique commune bienveillante en Région bruxelloise. “Notre commune dispose déjà de la structure Brede School – Flamingo qui offre un encadrement extrascolaire idéal aux jeunes Berchemois. Celle-ci peut encore être complétée par d’autres projets.

Concrètement, une commune bienveillante crée un environnement propice pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes dans la commune. L'objectif est que les citoyens prennent soin d'eux et des personnes qu'ils côtoient. Warme William est le symbole de cette solidarité. "Nous l'avons installé sur un banc du parc Pirsoul car il est suffisamment connu et fréquenté tout en apportant de la discrétion."