En juin dernier, le Parlement bruxellois rejetait une proposition du député Gaëtan Van Goidsenhoven (MR) qui demandait notamment la création d'une police des animaux à Bruxelles, afin de mieux lutter contre les faits de maltraitance animale. Bernard Clerfayt (Défi), ministre du Bien-être animal, rappelle qu'il existe déjà un organisme chargé de cette matière au sein de l'agence Bruxelles Environnement. Il estime par ailleurs qu'un bon réseau s'est développé entre les inspecteurs régionaux et les services de police locaux.

"Le gros problème est que cette cellule est en situation de grave sous-effectif : il n'y a que trois inspecteurs-vétérinaires pour toute la Région bruxelloise, déplore Victoria Austraet. Or, cette cellule est chargée d'inspecter les animaleries, les laboratoires, les élevages, les cirques, mais aussi de traiter les plaintes de particuliers, intervenir en cas de maltraitance, réaliser des saisies, etc." La députée indépendante estime par ailleurs que le formulaire de dépôt de plainte pour maltraitance animal souffre d'une lourdeur administrative.

"Le grand public ne se satisfait plus de déclarations de principe en faveur du bien-être des animaux qui ne s'accompagnent pas de moyens pour faire respecter les réglementation. De leur côté les refuges, déplorent depuis longtemps la trop grande impunité dont bénéficient encore les maître maltraitants ou négligents, explique pour sa part Gaëtan Van Goidsenhoven. Il devient urgent que le gouvernement bruxellois passe de l'étape des incantations à celui de l'action en faveur de la cause animale."

Vendredi dernier, Victoria Austraet a introduit une proposition de résolution, co-signée par le député libéral, réclamant notamment un meilleur financement de la cellule bien-être animal ainsi que la formation des agents de police à propos de la maltraitance animale. "En juin dernier, l'ensemble des partis au Parlement bruxellois ont reconnu que c'était la voie à suivre, et que le refus d'une police des animaux était surtout d'ordre technique. Il n'y a donc aucune raison que cette proposition ne soit pas adoptée", conclut la députée.