Bruxelles La semaine dernière, un sans-abri est décédé d'une overdose dans un parking à Molenbeek.

Suite à ces drames qui arrivent trop souvent à Bruxelles, comme dans d'autres grandes villes propices à la consommation de rue, l'ASBL Fedito, Fédération Bruxelloise des Institutions pour Toxicomanes, appelle à la mise en place de salles de consommation à moindre risque.

L'idée a précédemment essuyé un refus catégorique au niveau fédéral, une loi datant de 1921 interdisant ce concept, mais se trouve à nouveau au coeur d'un débat politique. A Liège, le bourgmestre Willy De Meyer a d'ailleurs récemment annoncé vouloir « passer en force », pour la mise en place d’une salle de consommation à moindre risque, et ce malgré le refus du fédéral.

Pour rappel, ces salles de consommation à moindre risques qui existent déjà dans de nombreuses villes européennes sont des dispositifs socio-sanitaires permettant de créer du lien avec des personnes grandement précarisées, de les informer et de les sensibiliser à la réduction des risques liés à la consommation. Elles permettent de diminuer les infections et la propagation de virus.

Jeudi prochain, politiques, citoyens, et professionnels du social, de la santé ou encore de la justice, seront invités à prendre la parole et échanger autour des avantages d’un tel dispositif à Bruxelles, lors d'une conférence-débat à l'initiative d'Ecolo et du Parlement francophone bruxellois.