Au moins 26 policiers, huit manifestants et sept chevaux de police ont été blessés. "Le bilan n'est pas anodin et à nos yeux tout cela était parfaitement évitable", estiment les conseillers de l'opposition.

"Malgré nos avertissements lors du conseil communal de lundi, on constate que le bourgmestre n’a finalement agi que manière très passive, en permettant dans un premier temps à tous ces jeunes de se regrouper avant de leur demander d’évacuer les lieux. Mais à ce moment-là, il était trop tard, estiment Bianca Debaets et Didier Wauters, pour le groupe CDH-CD&V. Par la suite, la police n’a eu d’autre choix que d’utiliser la manière forte pour évacuer le Bois. Et certains fauteurs de trouble en ont alors profité pour s’en donner à cœur joie, avec des jets de projectiles."

"En agissant trop tard, la Ville a mis en danger les promeneurs alors que le Bois de la Cambre doit être un lieu de détente sécurisé pour tous les Bruxellois, ajoute le chef de file libéral David Weytsman. Nous demandons la tenue d'un conseil communal extraordinaire afin d'interpeller le bourgmestre. Je veux comprendre pourquoi les principales entrées au Bois de la Cambre n'ont pas été filtrées. Cela aurait envoyé un message clair à la population, protégeant les promeneurs et garantissant ainsi le respect des mesures sanitaires."

"C’est assez similaire à ce qui s’était produit après la manifestation Black Lives Matter l’année dernière. Là également, le bourgmestre avait sous-estimé de façon coupable les débordements possibles. Nous demandons à présent qu’il vienne s’expliquer en urgence devant les élus de la Ville car il est important de savoir quelles leçons il tire pour l’avenir. Nous risquons d’avoir d’autres événements de ce type et il est capital de corriger le tir au plus vite", conclut le groupe CDH-CD&V.