À deux pas des étangs d’Ixelles et des jardins de l’abbaye de la Cambre, Brut vous propose des plats composés de produits frais, bio et locaux. Mais le projet familial, composé d’un restaurant et d’un traiteur, a dû se renouveler pour faire face à la crise. Comme d’autres établissements Horeca, Brut a transformé son restaurant en épicerie fine et lancé un e-shop pour continuer à commercialiser ses produits de qualité. "Ça va, on se débrouille mais ce n’est pas idéal", confie Léonard Pollet, gérant de l’établissement.

Il s’est aussi lancé un nouveau défi : développer un potager pour planter les légumes qui seront ensuite cuisinés dans son restaurant. "C’est quelque chose qu’on avait déjà en tête mais on ne pensait pas le concrétiser aussi vite. Avec la fermeture du restaurant, on avait du temps devant nous donc on s’est lancés dans l’aventure. Ça entrait complètement dans nos valeurs d’économie circulaire, zéro déchet et produits de notre terroir belge."

Des produits que l’équipe de Brut va désormais pouvoir faire pousser elle-même. "On propose de la gastronomie, il y a donc un certain niveau d’exigence vis-à-vis de nos produits et de nos clients. Avec le potager, on va pouvoir gérer la croissance des légumes."

Loin d’être rentable pour l’instant, le potager permet surtout à l’équipe d’être en phase avec ses valeurs et de concrétiser son amour des produits frais. "Ça demande beaucoup d’investissement mais ça nous tient à cœur. On a planté des produits qu’on aime travailler et on fait plein de découvertes, des anciennes races de légumes belges, comme des variétés de tomates ou des radis japonais. On a aussi des herbes aromatiques et des fleurs comestibles. On a eu une première récolte suite à laquelle on a fait quelques changements, on a hâte de voir ce que la deuxième va nous amener ! Désormais, c’est donc le potager qui va dicter nos menus, se réjouit Léonard Pollet. On a hâte de pouvoir rouvrir le restaurant, on s’apprête d’ailleurs à en lancer un nouveau à Rhode-Saint-Genèse."