Bruxelles C’est le souhait de plusieurs architectes-paysagistes de renom. La ministre Céline Fremault (CDH) se montre favorable.

"Beaucoup de gens l’ignorent, mais notre capitale est la deuxième ville la plus verte du monde après Washington !", explique Paul Dujardin, architecte-paysagiste. Selon lui, c’est indéniable, Bruxelles doit poser sa candidature pour devenir capitale verte de l’Europe en 2018.

Un avis que partage Bas Smets, autre architecte-paysagiste de renom. "Ce titre donnerait une belle visibilité à notre Région, surtout après les difficiles mois que nous avons passés. Bruxelles regorge d’endroits verts à exploiter. Cela serait une excellente chose, mais il convient de poser notre candidature de manière intelligente", explique-t-il.

D’autant que Bruxelles a déjà posé sa candidature par deux fois dans le passé, sans succès. "À l’époque, on avait terminé juste derrière la ville anglaise de Bristol. Mais il faut réessayer ! Ce n’est pas seulement une question politique, mais bien de conscientisation de tous les Bruxellois, ajoute Paul Dujardin. Il faut faire en sorte que les citoyens soient fiers de leurs espaces verts qui représentent un atout important pour la qualité de vie".

Depuis 2010, la commission européenne désigne chaque année une ville comme étant capitale verte de l’Europe. Ce programme encourage les villes à prendre en compte l’environnement dans les aménagements urbains.

Concrètement, les candidats sont évalués sur base de plusieurs indicateurs, comme la contribution à la lutte contre le changement climatique, la production et la gestion des déchets, la valorisation des espaces verts, le bruit, la biodiversité, l’air, la consommation d’eau, l’emploi durable ou la performance énergétique. "La ministre Fremault a notamment mis en place le plan Nature, la stratégie Good food ainsi qu’une zone basses émissions opérationnelle à partir de 2018. Ces initiatives pourraient jouer en notre faveur", ajoute Bas Smet.

Mais pour hériter de cette reconnaissance, il faut passer par un processus de candidature particulièrement long. "Il faut une candidature la plus crédible possible et il faut procéder à plusieurs évaluations. Il y a toute une série de paramètres à évaluer. Je veux bien mettre mon énergie dans ce dossier, mais il faut être certain que celui-ci prenne car ce genre de projet est extrêmement chronophage", a commenté la ministre de l’Environnement Céline Fremault (CDH).


L’agriculture urbaine à l’honneur

La seconde édition de Taste Of Brussels, qui vise à promouvoir l’agriculture urbaine à Bruxelles, s’est déroulée ce samedi au Parvis de Saint-Gilles. Cette année, l’accent a été mis sur la capacité du citoyen à gérer lui-même l’ensemble de son processus agricole urbain. De la culture à la cuisine, une vingtaine d’exposants étaient présents pour encourager les Bruxellois à faire les meilleurs plats à base d’aliments issus de leurs jardins. Étaient notamment présents des producteurs maraîchers, un éleveur d’insectes, des cultivateurs de potagers en ville, des cultivateurs de champignons, des maîtres-composteurs, etc.


Céline Fremault, m inistre bruxelloise de l’Environnement (CDH):   "Mettre en valeur notre capitale"

1. Bruxelles, future capitale verte de l’Europe ?

"Je ne suis pas opposé à rentrer une nouvelle candidature pour 2018. Je dois pour cela analyser les chances de remporter enfin la première place que j’estime méritée."

2. La procédure pour rentrer une candidature est cependant assez lourde ?

" Oui, cela mobilise énormément d’énergie, de temps et d’argent. Mais la question mérite d’être posée. J’entends toute une série d’acteurs du monde culturel et environnemental évoquer ce titre comme une chance de mettre en valeur notre capitale. "

3. Bruxelles a déjà raté le coche par deux fois.

"Ces dernières années, Stockholm, Hambourg, Copenhague et Bristol ont reçu le titre. Pourquoi pas nous ? Nous avons tous les atouts pour l’emporter. "