Les Verts demandent à ce que les primo-arrivants disposent du même suivi coté francophone et néerlandophone.

Ce mercredi matin, le projet d’ordonnance de la majorité concernant le parcours d’accueil des primo-arrivants a finalement été débattu en commission Affaires sociales du Parlement bruxellois, après le report d’une semaine demandé par la commission communautaire flamande pour des raisons logistiques.

C'était aussi l’occasion pour les députés Alain Maron (Ecolo) et Arnaud Verstraete (Groen), siégeant dans l’opposition, d'enfin débattre de leur propre proposition d’ordonnance portant sur l’organisation d’une politique bruxelloise d’accueil des primo-arrivants, déposée il y a plus d'un an.

"Il faut qu’un seul parcours d’accueil soit organisé par la commission communautaire commune (Cocom). La cohérence est importante et cela n’a pas de sens que le parcours d’accueil soit différent du côté francophone et néerlandophone. Ceux-ci doivent disposer du même suivi des deux côtés. La Cocom impose aux primo-arrivants d’aller d’un côté ou de l’autre alors qu’il n’y a pas de coordination prévue entre les bureaux d’accueil", déplore Alain Maron, qui estime que de nouveaux bureaux devraient être installés rapidement pour faire face à la demande.

En effet, les places d’accueil se font chères. Du côté néerlandophone, on dispose de 3.000 places effectives et 2.400 places supplémentaires ont été annoncées, "mais rien n’est encore fait", souligne l’écologiste. Quant au côté francophone, la Cocof disposerait de 4.000 places selon Ecolo, alors que le flux annuel des primo-arrivants est évalué à 13.000 personnes.

Autre proposition mise en avant par les Verts : la création d’un site internet régional multilingue. "Il faut que le site régional puisse informer le maximum de personnes car quand ils arrivent en Belgique, ils ne parlent pas toujours français ou néerlandais", ajoute le député.

Pour les écologistes, le projet d’ordonnance régionale n’est qu’un écran de fumée. "La Cocom oblige les gens à suivre un parcours d’intégration mais n’organise rien. Aucun moyen n’a été mis sur la table. La Région prévoit de se reposer sur les communes en leur demandant par exemple de vérifier les diplômes mais celles-ci n’ont pas été consultées et ne recevront pas d’aide supplémentaire. Sur cette base-là, on va juste amener de l’incertitude", conclut Alain Maron.