Les verts vont débuter leur campagne pour les communales par du porte-à-porte.

Le coup d’envoi de la campagne Ecolo-Groen à Bruxelles en vue du scrutin local de 2018 sera officiellement donné ce dimanche à l’occasion d’une assemblée rassemblant les écologistes francophones et néerlandophones. Les tandems - voire les trios - de tête de liste mixte Ecolo/Groen ont été désignés dans la très grande majorité des 19 communes bruxelloises et les verts sont donc déjà prêts à faire campagne. "Nous voulons nous donner le temps de construire avec les habitants un projet dans les différentes communes. Alors que la distance, parfois même le dégoût, entre le citoyen et le politique continuent de se creuser, nous voulons mener une campagne de dialogue et de terrain", déclare Arnaud Pinxteren, secrétaire politique de la régionale Ecolo.

Les candidats débuteront la campagne par une phase de porte-à-porte systématique. "Nous ressentons le besoin des Bruxellois d’être entendus. On n’y va pas dans l’optique de vendre notre programme comme des témoins de Jéhovah mais plutôt dans une optique de co-construction afin de recréer le lien qui manque", poursuit Bruno De Lille, chef de groupe Groen au Parlement bruxellois.

Les verts affirment partir au combat convaincus de leur utilité à l’échelon local. "Lorsqu’Ecolo-Groen est présent dans une majorité, on fait une sacrée différence : cela donne des communes plus vertes, plus justes, plus citoyennes", se félicite Arnaud Pinxteren qui évoque notamment la multiplication des panneaux photovoltaïques à Woluwe-St-Pierre, Schaerbeek, Jette et Molenbeek, la création de places dans les écoles à Schaerbeek et Molenbeek, la mise en place de conseils consultatifs des aînés, des jeunes ou encore le travail participatif mené autour du contrat de quartier durable Chasse-Gray à Etterbeek et du réaménagement de l’avenue Louis Bertrand à Schaerbeek.

"Ce n’est pas dans les communes où Ecolo-Groen est en majorité que les scandales ont éclaté. La commune de Watermael-Boitsfort (dont le bourgmestre est l’écologiste Olivier Deleuze, NdlR) a d’ailleurs été la première à publier en ligne la liste complète des mandats et des rémunérations", fait encore valoir Arnaud Pinxteren.

Et de souligner le rôle joué par Ecolo-Groen dans l’opposition à Ixelles, Bruxelles-Ville, Woluwe-Saint-Lambert. "À Saint-Josse, nous sommes les seuls à faire contrepoids au bourgmestre Emir Kir", indique Bruno De Lille qui estime qu’Ecolo-Groen pourrait faire son entrée dans de nouvelles coalitions. "Suite aux affaires survenues à Bruxelles, le jeu est totalement ouvert. Il n’y a plus de certitude du côté des citoyens !"

Une réconciliation espérée à Molenbeek

Alors que Groen et Ecolo désirent se présenter sur des listes communes partout en Région bruxelloise, une inconnue demeure à Molenbeek où la famille écologiste s’est déchirée en janvier dernier sur la question du vivre-ensemble à la suite du livre publié par l’échevine Annalisa Gadaleta (Groen) relatif à la communauté musulmane de Molenbeek. "

La volonté d’avoir une liste commune est toujours bien présente à Molenbeek, même si c’est difficile au niveau des relations entre certaines personnes. Les négociations sont toujours en cours et il serait vraiment dommage que cela ne fonctionne pas", commente Bruno De Lille. La situation est aussi particulière à Bruxelles-Ville puisque deux élus, dont l’ancienne tête de liste Marie Nagy, ont récemment décidé de rejoindre la liste Défi suite à des conflits internes. "La section qui était plombée par des conflits depuis des années connaît désormais une meilleure dynamique. C’est une sorte de renaissance !", déclare Arnaud Pinxteren.