Bruxelles Le 1er cimetière pour animaux ouvrira ses portes fin de l’année à Bruxelles.

C’est une première à Bruxelles : un cimetière pour animaux domestiques ouvrira ses portes aux Sanpétrusiens d’ici la fin de l’année. Cette initiative portée par la secrétaire d’État au Bien-être animal Bianca Debaets (CD&V) répond à une réelle demande de la population et à un manque de solutions pour celles et ceux qui doivent faire le deuil de leur fidèle compagnon.

Le Belge est connu pour son amour des animaux domestiques. D’après le SPF Économie, le pays compte plus d’un million de chiens et près de deux millions de chats sur son territoire. Seulement voilà, en région bruxelloise, la législation sur les funérailles d’un animal de compagnie est stricte : inhumer son animal défunt dans son jardin ou dans l’espace public est interdit. À part l’incinération ou l’empaillement, peu de solutions s’offrent donc aux maîtres pour s’assurer que leur animal repose en paix et pour venir se recueillir auprès de lui.

Cette situation va changer dès la fin de cette année, puisque la commune de Woluwe-Saint-Pierre a décidé de dédier une partie de son cimetière, situé chaussée de Stockel, aux animaux uniquement. Hamsters, souris, lapins, chats, chiens ou oiseaux… 70 compagnons domestiques à taille limitée pourront être enterrés dans un cercueil et 105 pourront être incinérés et placés dans le columbarium prévu à cet effet. Une partie de la pelouse sera également dédiée à la dispersion des cendres pour les maîtres qui le souhaitent.

"Avoir un animal de compagnie fait partie de l’ADN de nos habitants et il me semblait donc adéquat d’investir dans un lieu où les animaux défunts peuvent reposer en paix", explique le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre Benoît Cerexhe (CDH). "D’autant plus qu’une grande partie de la population est âgée dans notre commune et que beaucoup parmi elle trouvent de l’amour et du réconfort dans les animaux domestiques."

Premier cimetière pour animaux construit à l’écart de celui pour humains, ce lieu paisible a aussi la particularité d’être le premier endroit bruxellois où l’inhumation de l’animal est autorisée. "La solitude est très présente à Bruxelles et la présence animale est très importante dans ce contexte. Il fallait donc un lieu de recueillement pour les personnes - et pas seulement les personnes âgées - qui perdent leur animal de compagnie", conclut Bianca Debaets.

En Belgique , certains modèles de ce genre existent déjà : quatre en Wallonie et deux en Flandre. Au paradis des animaux à Liège, par exemple, l’inhumation de son animal de compagnie coûte 162 euros. On y trouve même des chevaux ou des chèvres. Règlement et tarifs du cimetière animalier de Bruxelles ne sont pas encore connus. Ils seront définis et rendus publics un peu avant son ouverture.