Bruxelles Quartiers commerçants en difficulté, piétonnier, Neo… Le nouvel échevin du Commerce détaille les gros dossiers de la législature.

La sortie du ministre bruxellois Didier Gosuin (Défi) sur la redynamisation des artères commerçantes à Bruxelles (semaine passée dans La DH ) n’a pas laissé le nouvel échevin bruxellois en charge du Commerce Fabian Maingain (Défi) insensible. Tous deux étant du même parti, la relation entre la capitale du pays et la région bruxelloise risque donc d’être plus soutenue que sous l’ancienne législature communale où la matière était gérée par les libéraux.

Le nouvel échevin l’assure d’ailleurs d’emblée. Contrairement à l’ancienne majorité, "la Ville de Bruxelles signera la convention avec la Région bruxelloise" et, plus précisément, hub.brussels, en charge du développement commercial sur l’ensemble du territoire régional. "Ce contrat-cadre de collaboration avec hub.brussels a pour objectif de mutualiser nos efforts respectifs dans ce domaine. Il s’orientera tant vers le dynanisme commercial que vers le soutien aux entreprises", poursuit le nouvel échevin, qui va concentrer une partie de son énergie à trois gros chantiers durant cette législature : les quartiers commerçants excentrés - dont certains sont en grosse difficulté -, le piétonnier et le projet Neo sur le plateau du Heysel.

"Bruxelles, ce n’est pas que le boulevard de Waterloo et le centre-ville , rappelle-t-il. Nous aurons une attention particulière pour chaque pôle commercial." Comment ? "D’abord, en créant un cadre urbain propice au développement commercial. Que chaque artère soit propre, secure, facile d’accès lorsque ce n’est pas le cas." Ensuite ? "Nous allons, avec hub.brussels, analyser la demande par pôle commercial afin de savoir quel segment de clientèle nous devons viser pour tel ou tel quartier. Et, par la suite, faire en sorte que l’offre suive. Nous voulons vraiment être le partenaire public de ces entrepreneurs. Nous les accompagnerons tout au long de leur parcours." Mais encore ? "Nous allons enfin travailler sur l’identité de chacun de ces quartiers via des aménagements permanents, visibles en journée, pas uniquement en soirée avec des illuminations."

La question qui turlupine Fabian Maingain lorsqu’on évoque le projet Neo est simple : faut-il réellement 70 000 m2 de surface commerciale sur le plateau du Heysel ? Le hic, la Ville n’a plus la main puisque les contrats ont été signés voici près de cinq ans. "Le marché a été attribué en 2014. La situation a peut-être évolué depuis. Mais 70 000 m2 de commerces, cela répond-il encore aux besoins ?" La question mérite d’être posée. Fabian Maingain sait que sa marge de manœuvre est très restreinte. Qu’elle ne tient en réalité que sur la possibilité légale de transformer des mètres carrés commerciaux en équipements collectifs. "Mais c’est le prestataire privé qui fera son choix. À la Ville, nous pouvons simplement l’aider dans son choix. L’objectif est de créer un vrai dialogue entre nous et le partenaire privé autour de ce futur mix commercial."

Au sujet du piétonnier, Fabian Maingain prône le retour à la raison et l’efficacité. "Notre objectif est de terminer le chantier vite et bien (ce qui semble être en bonne voie, NdlR) . Il reste encore le chantier Bourse puis la partie Fontainas. Là encore, nous accompagnerons les commerçants afin d’éviter la moindre faillite." Fabian Maingain va d’ailleurs créer un comité d’accompagnement du chantier dans lequel il espère intégrer les commerçants. L’idée sous-jacente ? Comment faire en sorte de créer une vraie complémentarité avec les autres quartiers commerçants voisins tels que la rue Neuve, Dansaert, Stalingrad, le Sablon, etc. "Je veux le faire avec les commerçants, ils connaissent leurs quartiers mieux que quiconque. Et, une fois le chantier terminé, il faudra absolument réenchanter ce piétonnier. Il s’agira d’un vrai quartier de vie mais il faudra le faire connaître."

Comme on dit chez nous, y a plus qu’a…