De plus en plus d’entreprises bruxelloises tentent de limiter leur impact sur la ville.

Le concept de l’économie circulaire commence à s’imposer dans le lexique des entrepreneurs bruxellois. Nombreux d’entre eux l’ont développé et parfois même directement en lançant leur entreprise.

C’est le cas notamment de Little Food, une entreprise active dans la culture de grillons propres à la consommation humaine. "C’est une idée assez originale. On a depuis le départ développer notre identité autour de ces thèmes d’écologie. L’idée du circuit court est également importante pour nous " , raconte Nikolaas Viaene, producteur de la ferme.

Aujourd’hui, leur entreprise s’est implantée dans le bâtiment Greenbizz.brussels, près de Tour et Taxis. 300 kilos de grillons consommables sont produits dans les ateliers de Little food chaque mois. L’objectif est de devenir le premier producteur d’Europe, sans pour autant oublier l’aspect écologique et le circuit court. "On cherche à être totalement circulaire et écologique. Les déjections de nos grillons sont par exemple réutilisées comme engrais", développe Nikolaas Viaene.

L’économie circulaire a pour objectif de limiter les effets néfastes des entreprises sur la ville. Un but positif pour l’image, mais aussi pour l’économie des entreprises bruxelloises. "On peut clairement dire que l’économie durable a un effet plus que positif. Elle crée un cercle vertueux pour les entreprises bruxelloises. On peut le voir dans divers secteurs. Il y a vraiment une conscientisation maintenant", affirme Marc Renson, directeur de Citydev.brussels.

Le secteur du bâtiment a également pris conscience de l’intérêt de l’économie durable alors que bien souvent, les déchets sur les chantiers sont assez nombreux. "On constate que certains immeubles sont détruits ou modifiés alors que certaines parties n’ont aucun problème. C’est donc un gaspillage. Chez nous, on les récupère et on les remet sur le marché", explique Lionel Billiet, gestionnaire de projet chez Rotor.

Une réutilisation des matières qui peut aussi faire le bonheur des esprits imaginatifs. C’est ce qui se passe au bureau d’architectes Dzerostudio. Ils conçoivent notamment des serres à partir de vitres et de boiseries récupérées. "On trouve finalement un processus de développement durable utile à tous. On sort un peu des filières traditionnelles pour laisser place à sa créativité à partir de choses qu’on n’utiliserait pas à la base", expose Olivier Breda, architecte chez Dzerostudio. Le circuit de production du bureau d’architecte ne s’étend d’ailleurs que sur 3 km autour du bâtiment de Citydev.brussels, Greenbizz, où se trouvent ses bureaux.

Un outil qui permet d’ailleurs à l’organisme public de mettre encore plus en valeur l’économie circulaire puisque seules des entreprises respectant des critères de viabilité économique et d’économie durable y sont admises. 50 % de l’espace restent toutefois disponibles actuellement étant donné les analyses poussées des dossiers des candidats.