Bien que le taux de survie à cinq ans des starters soit trop peu élevé.

Se lancer en tant qu’indépendant, créer son propre métier, être son propre patron, autant de raisons qui poussent de plus en plus de personnes à monter leur entreprise. Et elles ont raison puisque le secteur se porte bien en Région bruxelloise. En 2016, 12.760 entreprises ont été créées. "Ce qui est important, c’est le solde net. C’est-à-dire, les créations d’entreprises, desquelles on doit enlever les cessations et le solde migratoire. Cela représente un solde net de 3.961 entreprises", explique le cabinet du ministre de l’Emploi, Didier Gosuin (Défi).

"Il faut savoir que beaucoup d’indépendants se lancent, il y en a certains qui ferment et il y en a d’autres qui ouvrent parfois un peu leur établissement à l’aveugle", indique le cabinet. Parmi les différents secteurs d’activités, trois représentent à eux seuls 57 % des créations d’entreprises. Il s’agit des activités spécialisées, scientifiques et techniques (24,5 %), la construction (17,3 %) et le commerce et les réparations de véhicules automobiles et de motocycles (15,1 %). Le nombre de créations d’entreprises a augmenté d’environ 6,7 % en 2016, malgré les événements tragiques que la Belgique a connus.

La santé économique et financière des PME bruxelloises s’est donc améliorée ces dix dernières années. Ainsi, alors que 30 % de ces entreprises avaient un risque élevé de dépôt de bilan en 2005, ce taux s’élevait à 22 % en 2015. "Cette nouvelle est positive mais il reste à déterminer si ceci fait partie d’une tendance qui va se maintenir", indique le ministre.

Cependant, selon le bureau d’informations financières Graydon, le taux de survie à cinq ans des starters bruxellois (donc qui se sont lancés en 2012) est de 67,1 %. Trop peu, d’après le ministre. Les résultats sont encore pires suivant les secteurs : seulement 55 % dans la restauration et 57 % dans les Tic (technologies de l’information et de la communication). Des chiffres qui sont à contraster : "On constate qu’après 4 à 5 ans, près de 7 starters sur 10 sont toujours actifs en Région bruxelloise", indique le cabinet.

"Il faut rationaliser les organismes"

Il existe trois organismes bruxellois destinés à aider les entrepreneurs dans leurs démarches : Impulse (Agence bruxelloise pour l’entreprise), Atrium (Agence régionale du commerce) et Bruxelles Invest et Export. Cependant, d’après le ministre de l’Emploi, Didier Gosuin (Défi), les fonctions de ces organismes s’entrecroisent et les limites ne sont pas claires. Il a donc été décidé de créer une agence bruxelloise pour l’accompagnement des entreprises. Un pôle qui réunirait les trois organismes. "Il faut rationaliser les organismes. L’idée, c’est de faire table rase du passé, afin que les entrepreneurs puissent savoir où ils doivent aller quand ils ont une question sans devoir se demander s’ils correspondent plus à un organisme ou à un autre", indique le cabinet. 

Le but est véritablement d’aider les indépendants à survivre le plus longtemps possible et à améliorer le taux de survie à cinq ans. Si on enregistre en Belgique un taux de fermeture moyen de 25 % pour les commerces lors de leur troisième année, ce chiffre n’atteint que 12 % pour les commerçants ayant fait appel aux services de l’Agence régionale du commerce.