Le gouvernement bruxellois a décidé de pérenniser les formations Réagir face à l’urgence lancées après les attentats du 22 mars.

Souvenez-vous, il y a un peu plus d’un an, la Région bruxelloise lançait, en collaboration avec la Croix-Rouge et le Siamu, des formations baptisées Réagir face à l’urgence suite aux attentats du 22 mars. L’objectif de ces formations gratuites était d’apprendre aux citoyens à augmenter leurs chances de survie et à réagir au mieux en cas d’attentat. Au total, près de 2.000 Bruxellois avaient été formés durant six week-ends consécutifs.

Au vu du succès rencontré, la secrétaire d’État en charge de l’Aide médicale urgente, Cécile Jodogne (Défi), avait alors rapidement mis sur la table l’idée de pérenniser ce type de formations. Après de longs mois de réflexion, le projet a finalement été présenté au gouvernement bruxellois ce jeudi.

Concrètement, la formule des formations a été revisitée. Désormais, celles-ci tenteront de mieux préparer les citoyens aux situations d’urgence quotidiennes. "Les attentats ne constituent pas l’essentiel des moments de crise qui demandent une aide urgente. C’est pourquoi la formation va être plus générale. Tous les accidents de la vie dont on peut être témoin y sont repris, que cela soit à la maison, à son travail ou encore dans l’espace public comme par exemple un accident en mobylette", détaille Cécile Jodogne.

Autre nouveauté: celles-ci prendront place tous les premiers week-ends du mois, de juin à décembre, et dans un endroit fixe, à savoir à la caserne de l’Héliport. "Le samedi, les formations seront ouvertes à tous les Bruxellois alors que le dimanche sera réservé pour les mouvements de jeunesse actifs en Région bruxelloise. Il y aura, à chaque fois, deux groupes le matin et deux groupes l’après-midi", ajoute la secrétaire d’État.

Au total, chaque groupe pourra accueillir 20 personnes maximum, soit la possibilité de former 80 personnes par jour durant deux heures. Cette année, les formations seront dispensées par la Croix-Rouge, les pompiers bruxellois mais aussi par l’Institut de formation en aide médicale urgente (IFAMU).

Grâce au site internet www.reagir-urgence.brussels, qui devrait être mis en ligne ce vendredi, les participants auront l’occasion de s’inscrire au préalable. Le premier arrivé sera le premier servi.

L’âge minimum des participants a, quant à lui, été revu à la baisse, passant de 15 à 12 ans. "J’ai été interpellé plusieurs fois par de jeunes adolescents souhaitant participer et par des parents désirant venir avec leurs enfants. La Croix-Rouge réfléchissait aussi à abaisser l’âge des formations et donc nous avons décidé d’accepter les jeunes à partir de 12 ans car nous leur apprenons des gestes de base", dévoile Cécile Jodogne.

Avec ces formations, la secrétaire d’État espère inciter les citoyens à passer leur brevet de premiers secours. Une méthode qui avait déjà porté ses fruits puisque suite aux formations de l’année dernière, la Croix-Rouge avait enregistré une hausse non négligeable des demandes pour les brevets de secourisme (voir ci-contre).