La Semaine de l’entrepreneuriat jeune qui a commencé ce lundi vise à sensibiliser les jeunes à entreprendre.

Créer sa propre entreprise et se lancer en tant qu’indépendant sont des voies qui tentent de plus en plus une jeunesse qui ne se voit plus travailler dans des bureaux. Arthur Barsalou fait partie de ces fonceurs qui sont déjà à la tête d’une entreprise. En 2012, il a officiellement lancé Iclinique, une entreprise de réparation des objets numériques d’Apple.

"Sans vraiment savoir que je voulais être entrepreneur, je savais que je voulais être indépendant. J’ai créé l’entreprise parce que j’avais moi-même des problèmes et parce que je ne trouvais pas de réponse à mon besoin à l’époque sur le marché en Belgique. Au début, j’ai commencé à faire des réparations pour moi et puis je me suis rendu compte qu’il y avait une vraie demande et c’est là que j’ai commencé à penser à créer mon entreprise", raconte Arthur.

L’entrepreneuriat chez les jeunes est fortement encouragé à Bruxelles et fait partie d’une dynamique lancée depuis plusieurs années par Didier Gosuin (Défi), ministre de l’Économie et de l’Emploi. "Je me suis rendu compte qu’il y avait très peu de formations et de sensibilisation à l’entrepreneuriat et j’ai fait un appel à projets qui mettent en place des actions pour sensibiliser les jeunes à passer à l’acte, durant cette année académique", explique-t-il. La Région a ainsi mis en place une stratégie qui vise à sensibiliser les jeunes, les écoles et les enseignants, mais aussi à augmenter le taux d’intention entrepreneuriale, générer des synergies entre les acteurs et restaurer une forme d’égalité des chances face à la création de son propre emploi.

Ce lundi s’est lancé la Semaine de l’entrepreneuriat jeune. Organisée à l’initiative de Young Entrepreneurs of Tomorrow (YET), cette semaine vise à stimuler le potentiel entrepreneurial des jeunes et à leur faire prendre conscience que développer un projet est à leur portée.

"Nous souhaitons mettre en avant le côté création et innovant des entreprises. Nous voulons encourager l’esprit d’entreprendre des jeunes et leur donner des outils pour leur prouver que se lancer en tant qu’indépendant n’est pas insurmontable", explique le ministre. De nombreuses rencontres sont organisées tout au long de la semaine avec comme objectif de donner aux jeunes l’envie d’entreprendre.

Arthur souhaite encourager d’autres personnes à se lancer. "Il ne faut pas hésiter. On a toujours un millier de raisons pour ne pas faire les choses mais, à un moment, il faut prendre la décision et ne pas avoir peur. Si j’ai un conseil à donner, c’est de bien réfléchir à la personne qu’on va choisir pour s’associer. Se lancer seul, ce n’est pas une bonne idée, mais il faut le faire avec une personne qui est sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la direction que l’entreprise doit prendre", explique-t-il.

À Bruxelles, le chômage des jeunes atteint 23,6 %. Si l’entrepreneuriat ne résout pas à lui seul le problème du chômage chez les jeunes, il contribue à stimuler la création d’emplois et la participation au marché du travail.

Après la sensibilisation, le passage à l'acte

Dans le cadre de l’appel à projets, sept initiatives ont été retenues pour l’année académique 2017-2018. Quatre portent sur la sensibilisation et trois projets concernent directement le passage à l’acte. Build Your Project porte sur la création d’un incubateur pour jeunes au sein du centre d’entreprise Village Partenaire. 

UStart Tech combine un étudiant porteur de projet avec un étudiant issu d’une école spécialisée pour mettre l’accent sur la complémentarité indispensable d’équipe d’entrepreneurs. Finalement, Bestarter est une école pour entrepreneurs qui prend la forme d’un programme de six semaines d’accélération pendant lesquelles les futurs entrepreneurs travaillent un cas concret et sont formés aux outils qui leur permettront de réaliser leur projet. Ce programme est ouvert aux étudiants et aux demandeurs d’emploi.