Bruxelles

En cause : la perte de la prime de garde, de celle d'habillement. Des actions à prévoir cet après-midi.

Delta, chaussée de Mons à Anderlecht, boulevard de la Woluwe ce matin et, boulevard Général Jacques en ce moment. Les pompiers de Bruxelles manifestent toute la journée dans les rues de la capitale ce lundi. A partir de 15 h, ils vont organiser des barrages filtrant sur le boulevard Lambermont et quelques autres grands axes de la capitale. Dans le même temps, une délégation syndicale a investi les locaux de la secrétaire d'Etat en charge du Siamu Cécile Jodogne (Défi). Le préavis de grève a été lancé en front commun. 

La raison de leur courroux ? L'argent et l'état de délabrement de leur corps depuis plusieurs années. D'après certains pompiers, le gouvernement bruxellois remet en cause leur prime de garde. Cette prime, d'un montant en lien avec l'ancienneté et le niveau de salaire - 80 euros par 24 heures garde pour un tout jeune pompier - pourrait être remplacé par une prime d'opérationnalité. Résultat : "On va perdre entre 200 et 300 euros par mois", commente un pompier en grève. Payée depuis des décennies, cette prime de garde n'était pas déclarée à l'ONSS. Une sorte d'accord tacite reconduit lors de chaque nouvel exécutif. Sauf que l'ONSS a réclamé son dû. Et obtenu gain de cause après une longue bataille juridique. Résultat : le Siamu doit près de 30 millions d'euros à l'ONSS.

Autre problème : la prime d'habillement. Chaque année, un pompier reçoit 500 euros par an pour son équipement. Cette prime n'a pas été versée depuis trois ans. "Du coup, on va sur le terrain avec un équipement parfois usé jusqu'à la lie", poursuit notre pompier.