Bruxelles Près de la moitié du montant des primes a été octroyée aux publics fragilisés en 2016.

Beaucoup de citoyens l’ignorent encore, mais en 2004, la Région bruxelloise a mis en place des primes énergie afin d’inciter et de faciliter le meilleur choix énergétique lors d’un investissement dans une rénovation ou une nouvelle construction. Une évaluation complète de cette politique a été réalisée en 2015 et, en janvier 2016, un régime de primes énergies réformé est entré en vigueur. "Les primes énergie, au même titre que le prêt vert bruxellois et les certificats verts, sont là pour aider les Bruxellois à bénéficier de la transition énergétique en cours", explique Céline Fremault (CDH), ministre bruxelloise de l’Environnement et de l’Énergie.

Si ces primes peuvent paraître destinées à un public privilégié, et donc en ayant a priori le moins besoin, la ministre précise que le régime des primes en 2016 a été revu pour bénéficier au plus grand nombre. "Au total, sur plus de 15 millions d’euros, 47 % du montant ont été octroyés aux publics fragilisés, soit directement aux ménages ayant un bas revenu dans 24 % des cas", explique la ministre. Cela les a également servis indirectement puisque 14 % ont été alloués au secteur public et notamment les SISP (Sociétés immobilières de service public) et 9 % pour les AIS (Agences immobilières sociales) et les ménages faisant partie d’une copropriété.

Des chiffres considérés comme encourageants mais qui ne sont toutefois qu’un début, selon Céline Fremault. La ministre précise cependant que "ces primes n’ont pas pour objectif d’être une aide à l’investissement de base ou de faciliter l’accès aux Bruxellois au logement".

Les publics fragilisés devant parfois disposer de davantage de temps pour mobiliser les fonds nécessaires à la réalisation des travaux, la réforme prévoit également d’assurer un régime plus stable qui permettrait aux investisseurs de planifier leurs travaux et, surtout, leurs investissements. Les ménages ayant des bas revenus sont aussi davantage encouragés qu’avant à investir dans des installations moins énergivores. Les simplifications administratives et la fin des délais de traitement assurent le fait que les primes soient versées dans les trois mois.