Bruxelles

Les groupes locaux Ecolo et Groen installeront des tubes de mesures dans 12 communes bruxelloises.

Durant quatre semaines, les groupes locaux d’Ecolo et de Groen installeront des tubes de mesures sur la façade de leur habitation, de leur école ou au coin de leur rue afin de mesurer la qualité de l’air. Ils visent ainsi à dénoncer le manque d’action du gouvernement bruxellois. D’après eux, “le gouvernement bruxellois ne fait pas assez pour contrer cette pollution et les stations de surveillance sont insuffisantes pour mesurer la qualité de l’air partout dans la ville”, expliquent-ils dans un communiqué. 

“Les Bruxellois sont inquiets pour leur santé et celle de leurs enfants. Il est urgent de renforcer les systèmes de mesures de la qualité de l’air et les actions entreprises en vue de la restaurer” précise Bernard Van Nuffel, échevin jettois (Ecolo) et participant à l’action. En effet, chaque année, plus de 600 Bruxellois meurent prématurément de la pollution de l’air. Des concentrations trop élevées de dioxyde d’azote (NO2) entraînent des problèmes respiratoires, des maladies pulmonaires ou le cancer. “Face à ces constats, nous voulons agir !” 

À partir de ce week-end, les groupes locaux Ecolo et Groen installeront des tubes de mesures dans 12 communes bruxelloises. Dans le même temps au Parlement bruxellois, Ecolo et Groen ont introduit une proposition visant à améliorer la qualité de l’air au travers du déploiement d’actions supplémentaires afin de décourager l’usage du diesel, renforcer l’isolation, développer les plantations,…

"Les Verts demandent également un désinvestissement des énergies fossiles à l’horizon 2030 et le bannissement total des véhicules diesel à l’horizon 2025. Une action massive et transversale est plus que jamais nécessaire pour garantir la qualité de l’air et préserver la santé des Bruxellois” ajoute Arnaud Pinxteren, député bruxellois (Ecolo). 

Les résultats de la campagne de mesure seront communiqués en avril.