Payer son parking 10 euros pour se faire vacciner, c’est la mauvaise expérience que Ségolène a vécue en se rendant au centre de vaccination du Heysel en début de semaine. "Je travaille dans le social et j’ai été convoquée pour me faire vacciner. J’y suis donc allé en voiture pour gagner du temps car c’était pendant mes heures de boulot. Il y avait beaucoup de monde et j’ai dû attendre quatre heures pour me faire vacciner", explique-t-elle.

Mais au moment de payer son stationnement, quelle ne fut pas son étonnement en découvrant qu’elle devait s’acquitter d’un montant de 10 euros. "Sur le site internet de la vaccination, il est mentionné que le parking coûte trois euros, mais je n’ai pas retrouvé cette information une fois sur place. Certes, payer dix euros, ce n’est pas la mer à boire, mais je trouve cela dommage de devoir passer à la caisse pour se faire vacciner alors que c’est d’utilité publique", fustige-t-elle.

Contactée, la Ville de Bruxelles est avisée de la situation et les personnes qui ont payé 10 euros peuvent se faire rembourser. "Le parking est fixé à 3€ mais pendant trois heures et ensuite le prix repasse à 10 €", explique Wafaa Hammich, porte-parole du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS). "On vient de demander de rallonger ceci au cas où... Même si normalement les files ne devraient plus être si longues car les gens seront pré-enregistrés via le QR code."

Les personnes qui ont payé 10€ peuvent envoyer un mail avec la copie du ticket et leurs coordonnées bancaires à l’adresse Parking@brussels-expo.com. Brussels expo remboursera la différence.

Pour le PTB, la ville de Bruxelles doit rendre l’accès du parking Brussels Expo gratuit en l’indiquant clairement. "Nous demandons que Philippe Close prenne contact avec Brupark pour garantir un tarif démocratique, voire gratuit durant la période de vaccination. Les personnes ne paient pas pour s'amuser, mais sont en mission pour l’intérêt général. La société privée gestionnaire du parking ne devrait pas pouvoir se faire de l’argent sur le dos de la pandémie."