Une voiture garée trop proche d’un passage pour piétons – tout le monde a un jour été confronté au problème – peut susciter de grandes frayeurs et des freinages in extremis, voire dans le pire des cas, des accidents. Selon les chiffres du ministère de la mobilité, le manque de visibilité joue un rôle dans 45% des accidents aux passages pour piétons, et la législation a d’ailleurs été adaptée. Adaptée oui, mais pas toujours respectée...

"La réglementation interdit aujourd’hui de créer des aménagements ne tenant pas compte des reculs de stationnement nécessaires à la visibilité. Mais sur de nombreux axes, il reste encore des emplacements de parking ne respectant pas cette règle (rien à moins de cinq mètres d'une traversée et à moins de vingt mètres de feux)", rappelle la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen), interpellée par le député Julien Uyttendaele (PS).

Un inventaire des "emplacements non réglementaires" a été réalisé à la demande de la ministre et à la suggestion du parlementaire socialiste. D’ici 2022, 155 emplacements auront disparu au profit d’arceaux pour vélos. Des suppressions ont déjà eu lieu, notamment sur la chaussée de Charleroi.

Mais outre la chaussée de Charleroi, les premiers axes concernés sont l’avenue Louise, la chaussée de Louvain, la chaussée de Waterloo, la moyenne ceinture, l'avenue de Jette et la chaussée de Haecht. "Quelques 2.000 places pour vélo remplacent donc seulement 155 emplacements de voitures", détaille la ministre. Le député socialiste, cosignataire de l’"ordonnance micromobilité" attendue pour 2022, rappelle également que certaines places seront appelées à devenir des "drop-zones" pour trottinettes.