Le pont Marchant fermé depuis cinq ans à Anderlecht : "La Région incapable d'entretenir ses ouvrages d'art", fustige un député

"Ce dossier est exemplatif des difficultés de la Région à gérer les questions d’entretien d’ouvrages d’art et des difficultés administratives liées aux marchés public", déplore Gaëtan Van Goidsenhoven.

Pont Marchant : permis périmé. Le vieux bras unissant boulevard Industriel et chaussée de Mons ne sera pas refait avant des lustres.
Pont Marchant : permis périmé. Le vieux bras unissant boulevard Industriel et chaussée de Mons ne sera pas refait avant des lustres. ©© Bernard Demoulin

"Ce dossier est exemplatif des difficultés de la Région à gérer les questions d’entretien d’ouvrages d’art et des difficultés administratives liées aux marchés public", déplore Gaëtan Van Goidsenhoven.

Voilà cinq ans que le pont Marchant, qui surplombe le Canal de Bruxelles dans la commune d’Anderlecht, est fermé à la circulation suite à des problèmes de sécurité. La demande de permis visant à reconstruire l’ouvrage d’art construit en 1936 n’a toujours pas pu être déposée car une étude d’incidence doit se dérouler avant, fait-on savoir du côté du cabinet de Pascal Smet (SPA), ministre bruxellois des Travaux publics et de la Mobilité.

Une situation que déplore Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), député bruxellois. "Le ministre s’était engagé en 2017 à commencer les travaux fin 2018. Mais une étude d’incidence doit encore être réalisée ce qui retarde à nouveau le projet. La réouverture du pont se fera dans les meilleurs des cas dans le courant 2020, mais ce pont est fermé depuis décembre 2014 !"

Cette fermeture du pont Marchant engendre d’importants embarras de circulation dans ce quartier où de nombreuses entreprises sont implantées. "Le quartier évolue de façon rapide et ce pont reste désespérément fermé depuis plus de cinq ans. Les entreprises avoisinantes me contactent régulièrement pour connaître l’avancement du projet car elles connaissent une diminution de leur chiffre d’affaires. Il y a une perte d’accessibilité par rapport à la zone du Canal, qui est une zone levier dans la commune. Une série de camions qui doivent se rendre vers les chantiers doivent faire des détours ce qui créé un report de la circulation dans les quartiers résidentiels", ajoute le député.

"Ce dossier est exemplatif des difficultés de la Région à gérer les questions d’entretien d’ouvrages d’art et des difficultés administratives liées aux marchés publics. La zone du canal est soi disant prioritaire pour la Région mais ce dossier est géré avec une légèreté coupable. Ce dossier est un cas d’école de l’incapacité de la Région bruxelloise à mener des grands travaux d’infrastructures avec suffisamment de vision. Ce n’est pas sérieux", conclut-il.

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