Stib: Plus de deux agressions d'agents par jour en 2018

Le MR veut pouvoir bannir des transports en commun les personnes coupables d'agression

MdK
Stib: Plus de deux agressions d'agents par jour en 2018
©BELGA

Le MR veut pouvoir bannir des transports en commun les personnes coupables d'agression.

La semaine dernière, un agent de la Stib a été agressé devant son domicile. Pour mémoire, suite à une amende de 107 euros, un fraudeur avait menacé de représailles l'agent de la Stib qui l'avait sanctionné. Il est finalement passé à l'acte quelques jours plus tard devant chez lui, après avoir réussi à l'identifier.

Suite à cet événement qui n'est malheureusement pas un cas isolé, le député bruxellois David Weytsman (MR) a interpellé la ministre de la Mobilité Elke Van Den Brandt (Groen) sur les mesures qui allaient être mises en place pour éviter ce genre d'agression.

Dans sa réponse, la ministre a notamment avancé des chiffres qu'il est important de relever. En 2018, il y a en effet eu 818 agressions dont 146 physiques et 672 verbales. "C'est plus de deux agressions par jour, c'est énorme", s'insurge le député libéral. Elke Van Den Brandt rappelle également que les agents suivent des formations en gestion de conflit et qu'ils disposent d'un matériel de base leur permettant d'effectuer leur travail en toute sécurité: menotte, lampe, chaussures et gilet de sécurité.

"Ce qui est encore plus inquiétant, c'est que le gouvernement n'a pris aucune nouvelle mesure suite à cette nouvelle agression", poursuit David Weytsman. "Ni des mesures de prévention, ni d'accompagnement. Il est pourtant urgent d'agir."

De son côté, le député MR propose plusieurs solutions. Premièrement, la possibilité de bannir des transports en commun les personnes reconnues coupables d'agression. "Lors de la précédente législature, nous avons voté à l'unanimité une motion concernant le harcèlement dans les transports en commun dans laquelle nous avions signifié que les harceleurs identifiés devraient être bannis des transports en commun pour une certaine durée. Nous demandons la même chose pour les agresseurs d'agents. Il n'est pas normal qu'une personne tabasse un agent le lundi et puisse reprendre les transports en commun tranquillement le mardi."

David Weytsman revient par ailleurs sur la question de l'anonymisation des données. Comme la Stib, le parlementaire considère qu'il n'est pas normal que les fraudeurs puissent identifier l'agent qui l'a sanctionné. "Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux et les données sur Internet, faire une recherche d'adresse par rapport à un nom est très simple. Il ne faut plus que le nom de l'agent apparaisse sur le PV."

Troisièmement, le MR appelle à une augmentation des moyens pour renforcer les équipes. Enfin, le libéral demande un renforcement des sanctions, "de la même manière que nous le faisons pour les personnes assermentées. La peur doit changer de camp", conclut-il.

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