Good Move à Anderlecht, la commune va retirer tous les blocs de béton : "On n'est pas la bande de Gaza ici"

La maille Good Move Cureghem est morte ... pour le moment.

M. D.
Good Move à Anderlecht, la commune va retirer tous les blocs de béton : "On n'est pas la bande de Gaza ici"
©DR

Les blocs et barrières mis en place dans le cadre du plan de circulation et empêchant la circulation des voitures dans le quartier Cureghem, à Anderlecht, vont être retirés très rapidement, confirme le cabinet du bourgmestre Fabrice Cumps (PS). Ceci "par souci de sécurité sur la voie publique". Les échevins reviendront rapidement avec une série de nouvelles propositions. Le bourgmestre nous confirme que la décision de retirer les blocs est collégiale:"Le plan est arrêté. Ma volonté maintenant est de repartir d'une feuille blanche, mais sur ce point il n'y a pas encore d'accord officiel"

Cette décision fait suite aux débordements, agressions verbales, menaces de mort subies par les membres du collège anderlechtois la semaine dernière lors du conseil communal. Ce mardi soir, un député Groen s'est d'ailleurs blessé à cause d'un bloc de béton déplacé sur la chaussée par on ne sait qui. Presque simultanément, ce mercredi, le président du Foyer anderlechtois Lofti Mostefa- celui qui avait cassé un verre lors du conseil communal - encourageait le retrait des blocs de béton jugés dangereux pour la circulation. "On a enlevé ces blocs grâce à la population", a-t-il commenté dans une petite vidéo postée sur les réseaux sociaux. "À Cureghem, les gens ne sont pas des animaux, on n'est pas la bande de Gaza ici, il manque plus que des militaires..." Des propos anti-plan venant "du même conseiller qui proposait, il y a une semaine, de maintenir le plan et de l'évaluer dans 3 mois," rappelle le chef de groupe MR, Gaëtan Van Goidsenhoven.

Côté subsides régionaux, le bourgmestre n'est pas sûr à 100% de pouvoir les conserver puisque la commune arrête le plan. "Nous plaiderons notre cause auprès de la Région. Je comprendrais mal que l'on nous les retire alors que nous gardons la philosophie, nous changeons juste de plan. D'autres communes n'ont encore rien mis en place."

Pour Écolo, la décision d'arrêt a été particulièrement dure à avaler, nous dit-on."Ils ne vouaient pas, et se sentent de plus en plus esseulés. Mais leur capacité de blocage est faible. Le bourgmestre a la main, il y a un soutien au niveau du collège et du conseil communal… et il n'a jamais été question pour Ecolo de quitter la majorité", confie une source anderlechtoise. L'échevine en charge de la Mobilité Susanne Muller Hubsch (Groen) a, dans la foulée de l'annonce de la suspension, appelé à revenir à des discussions sereines et à créer une "Alliance pour Cureghem" en vue d'un nouveau plan.

Un responsable du parti Ecolo nous explique tout de même qu' "aucun bloc de béton n'aurait dû être installé à Cureghem [...] Ce quartier a d'autres problématiques, ça a été la goûte d'eau".Un échec de la concertation ? Pas sûr selon ce responsable : "je pense sincèrement qu'une concertation a eu lieu mais qu'elle est passée à côté d'une partie de la population. Je pense aussi que beaucoup de personne n'ont plus confiance dans les institutions et qu'ils sont de bonne foi en disant qu'ils n'ont pas été concertés. C'est l'histoire d'un dialogue qui n'a pas eu lieu" Il conclut en rappelant que le plan était à la base une décision collégiale. "Ecolo-Groen n'était pas seul à le vouloir."

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