De Lijn continue à faire rouler des véhicules polluants dans la zone de basses émissions (LEZ) établie à Bruxelles et doit donc payer cette année quelque 35.350 euros pour 101 amendes. 

C'est ce qui ressort d'une réponse de la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters (Open Vld) à une question du député Groen Stijn Bex. Le sujet est évoqué samedi par Het Laatste Nieuws. Depuis 2019, les véhicules diesel de la norme Euro 2 ne peuvent plus pénétrer dans la LEZ ("low emission zone") en Région bruxelloise. Les véhicules de l'armée et les véhicules prioritaires ne sont pas concernés, mais il n'y a pas d'exception pour les bus de la société de transports publics flamande.

Au total, De Lijn écope de 101 amendes, pour un montant total de 35.350 euros. Les règles seront encore plus strictes à partir du 1er janvier puisque les véhicules de la norme Euro 3 seront également bannis.

La ministre Peeters a déclaré qu'une commande doit être finalisée en 2020. Après cette livraison, les véhicules Euro 2 seront mis hors service. Il restera alors 450 véhicules de la norme Euro 3, qu'un plan tentera tant que possible de maintenir en dehors de la LEZ. Il restera alors une dizaine de ces véhicules non conformes à la LEZ en circulation.

Une porte-parole de De Lijn confirme que des bus hybrides doivent être livrés dans le courant de l'année à venir. Ces bus seront dans un premier temps déployés dans les provinces comprenant des zones basses émissions. "Mais d'ici 2025, tous les centres-villes flamands et la périphérie bruxelloise seront desservis par des bus électriques" De Lijn, indique-t-elle. "Nous y travaillons, mais il n'est pas possible de changer tous les bus en une fois."