Bruxelles Mobilité Mais comment cela est-il possible? Voici les explications à l'histoire de Jan De Groote.

Ce sont nos confrères flamands du Laatste Nieuws qui relatent les faits. En 2016, Jan De Groote, un néerlandophone résidant à Etterbeek, avait laissé la voiture de sa compagne en stationnement dans une zone bleue à Auderghem car il venait d'être victime d'une crevaison. Pas de chance pour lui, en son absence, il a reçu un PV, la commune d'Auderghem lui réclamant 25 euros pour mauvais stationnement.

S'agissant de la voiture de sa compagne de l'époque, c'est elle qui a reçu l'amende mais elle a demandé à Jan de régler le montant. Ce dernier a alors demandé à la commune de lui adresser la communication en néerlandais. Mais du côté des autorités communales, on n'a jamais pris en considération la demande du résidant néerlandophone et fin de l'année passée, on a notifié à Jan, toujours en français, une procédure de recouvrement.

Finalement, l'homme, avocat de formation, a décidé de saisir le tribunal de première instance de Bruxelles et a obtenu gain de cause: Jan s'est vu octroyer en janvier des indemnités de procédure à hauteur de 1440 euros, qui ont ensuite augmenté jusqu'à 2047 euros.

18 oeuvres d'art saisies à la maison communale d'Auderghem

L'histoire ne s'arrête pas là puisque la commune ne voulant pas payer, un huissier a été appelé et 18 oeuvres d'art ont ainsi été saisies la semaine dernière à la maison communale d'Auderghem. Il s'agit de 16 tableaux et 2 bustes.

Et Jan explique les raisons de sa détermination à nos confrères du Laatste Nieuws: "Pour moi, il ne s'agit pas ici d'une question d'argent, mais de principe. En tant que résident d'une commune bruxelloise, j'ai le droit de recevoir des communications en néerlandais. C'est la loi et la commune doit la respecter. Parce que je suis avocat, je sais ce que je dois faire pour faire respecter ce droit. Pour la plupart des gens, c'est compliqué et souvent trop coûteux. C’est la raison pour laquelle ma compagne et moi-même voulions continuer les poursuites.”

Contactée par nos confrères flamands, la bourgmestre d'Auderghem Sophie De Vos (Défi) ne semblait pas au courant de l'affaire. Mais elle a pris connaissance du dossier et a assuré que la commune paierait: "Si le tribunal nous ordonne de payer des frais, nous les payerons, comme toujours. Nous devons cependant respecter la procédure: le collège doit d'abord approuver le transfert. Ce n'est qu'alors qu'il sera mis en œuvre. Nous sommes un peu pris de court dans cette histoire."