L'usage de certaines substances constitue une "tendance" problématique: selon l'institut Vias, en 2020, 14% des conducteurs Bruxellois de moins de 34 ans affirmaient par exemple inhaler au moins une fois par mois du gaz hilarant avant de prendre la voiture. Un constat qui amène Bruxelles Mobilité à s'attaquer à la conduite sous influence avec la campagne "Déjouez les pronostics", dévoilée jeudi. E

Celle-ci est orientée vers les jeunes (18-30 ans) - qui représentent 27% des blessés graves et tués sur la route dans la capitale -, pour tous les modes de déplacement et tous les types de substances, avec un focus sur le protoxyde d'azote (gaz hilarant). Elle sera diffusée sur les réseaux sociaux, en télé en marge des matchs de l'Euro, ainsi que via affichage dans les quartiers festifs de Bruxelles. Elle met en scène l'acteur Guy Staumont, connu du grand public pour son rôle de l'inoubliable Baudouin dans "Dikkenek", et sa réplique culte "Quelle klette ce peï".


La campagne illustre clairement que le risque d'accident augmente dès le premier verre et peut devenir très élevé en cas de consommation plus importante ou combinée en raison d'un véritable effet multiplicateur, jusqu'à 200 fois plus de risque d'accident grave en cas de combinaison de plusieurs drogues (dont l'alcool) au volant.

La tolérance zéro est d'ailleurs d'application à Bruxelles vis-à-vis de la conduite sous influence de drogue: il n'y a pas de perception immédiate, mais le permis est immédiatement confisqué et le contrevenant reçoit une citation à comparaître devant le tribunal de police.

"Quand on prend la route, on a besoin de toute son attention", rappelle la ministre de la Mobilité et de la Sécurité routière, Elke Van den Brandt. "Sous influence de l'alcool ou de drogues, on est, sans le vouloir, un danger pour nous-même et pour les autres. Ne pariez pas sur un retour à la maison sans accident: misez la prudence !"