La diminution drastique du trafic automobile mais aussi du trafic aérien, l’annulation de toutes les activités culturelles et événementielles, l’arrêt de la plupart des chantiers et le ralentissement des activités économiques ont pour conséquence de diminuer les niveaux de bruit dans la capitale.

Depuis les mesures de confinement décrétées par le gouvernement fédéral, toutes les activités bruyantes inhérentes au fonctionnement de la Région bruxelloise se sont progressivement arrêtées. La diminution drastique du trafic automobile mais aussi du trafic aérien, l’annulation de toutes les activités culturelles et événementielles, l’arrêt de la plupart des chantiers, la disparition des musiciens de rue, le ralentissement des activités économiques et la fermeture de nombreuses entreprises, des discothèques et des horeca, ont pour conséquence de diminuer les niveaux de bruit dans la capitale.

Sur le terrain, le réseau de sonomètres permanents de Bruxelles Environnement repère déjà les signes de cette modification de l’ambiance sonore globale, même si à certains endroits, le fait que la population reste chez elle ou dans son jardin, pourrait entraîner des hausses ponctuelles.

Le trafic routier a connu une forte baisse à partir du lundi 16 mars avec la fermeture des écoles et la recommandation d’effectuer du télétravail si possible. Cette baisse s’est accentuée avec les mesures de confinement en application à partir du mercredi 18 mars. Le bruit routier est assez représentatif du bruit ambiant.

Outre les diminutions de bruit observées logiquement et habituellement les week-ends, une baisse généralisée des niveaux de bruit de fond est constatée à ces 5 stations de mesures et ce dès le lundi 16 mars. Cette diminution varie entre 1 et 14 décibels suivant le jour et la station. Les diminutions les plus marquées s’observent pour les stations situées le long des grands axes autoroutiers : E411 à Auderghem et E40 à Woluwe-Saint-Lambert, et ensuite pour les stations le long d’axes routiers principaux : chaussée de Wavre à Auderghem et avenue Houba de Strooper à Laeken et enfin, des diminutions moins marquées sont relevées pour la station située rue Guillaume Tell à Saint-Gilles. Il s’agit d’une station moins influencée par le bruit du trafic routier que par le bruit ambiant. Ces diminutions s’approchent des écarts observés lors des dimanches sans voitures.

Le trafic aérien au-dessus de la capitale a été réduit de près de cinq fois durant le mois de mars, d’approximativement 600 vols journaliers en début de mois à moins d’une centaine de mouvements fin du mois. En mars 2020, il y a eu 10.888 mouvements contre 18.126 mouvements pour mars 2019. Alors qu’habituellement, la Région est survolée par les avions décollant depuis la piste 25R, le 5 mars et les derniers jours du mois, elle a été survolée majoritairement par les avions atterrissant sur la piste 01, impactant principalement l’est de la Région.

Sur l'application Webnoise, vous trouverez notamment une carte qui vous donne accès aux fiches descriptives de chacune des 24 stations du réseau de mesures bruxellois.