Bruxelles Mobilité

Le bourgmestre d'Etterbeek brandit une étude pointant les risques des pistes à double sens.

Le bras de fer se poursuit entre le ministre bruxellois de la Mobilité et le bourgmestre d'Etterbeek. Le premier, Pascal Smet (one.brussels) veut installer une piste cyclable bidirectionnelle le long du flanc droit de l'avenue de Tervueren (dans le sens Mérode-Montgomery). Le projet répondrait aux besoins des cyclistes qui fréquentent de plus en plus cet axe majeur de la capitale et supprimerait un certain nombre de places de stationnement.

Le second, Vincent De Wolf (MR) estime que cette configuration est accidentogène et s'oppose donc au projet depuis sa genèse. Il privilégie un plan de réaménagement de l'avenue, avec réduction de la taille des bandes dédiées aux automobilistes, création d'une berne centrale végétalisée et deux pistes cyclables unidirectionnelles.

Dans les colonnes du Soir, le bourgmestre enfonce le clou en s'appuyant sur une étude commandée par ses soins à un bureau d'études français. Cette dernière pointe les risques liés aux pistes bidirectionnelles : "L'arrivée du cycliste à contresens surprend l'automobiliste, qui ne s'attend pas à ce conflit et concentre généralement son attention sur la voirie dans laquelle il s'engage." Si le document relève de nombreux risques, il souligne toutefois que le projet permettrait aux cyclistes venant des rues Abbé Cuypers, Père de Deken et des Aduatiques, de rejoindre l’ouest sans avoir à aller jusqu’au rond-point Montgomery.

De son côté, Pascal Smet interroge la fiabilité de cette étude et en rajoute une couche sur Twitter : "Les maires de Paris, New York, Londres, Auckland, Amsterdam, Gand,... construisent des pistes cyclables à double sens. Mais le bourgmestre d'Etterbeek (qui a récemment indiqué ne pas faire de vélo lui-même) bloque, encore une fois, un projet."