Bruxelles Mobilité Bart Dhondt, le nouvel échevin bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics, explique comment il va faire de la capitale une ville cycliste-friendly.

Le nouvel échevin en charge de la Mobilité à la Ville de Bruxelles Bart Dhondt ne s’en cache pas. Les résultats d’Ecolo-Groen aux élections régionales sont un très bon présage pour concrétiser les projets mis en place par la majorité PS, Ecolo-Groen, Défi de la Ville de Bruxelles.

Cinq mois après l’entrée en fonction du nouveau collège, Bart Dhondt n’a qu’un objectif : "Offrir aux Bruxellois un air plus pur dans une ville plus sûre." Ce slogan, l’Ecolo-Groen compte le concrétiser via la mise en place d’un nouveau plan de circulation global en se basant sur deux principes phares : limiter le trafic de transit et mettre en place le principe Stop. Autrement dit : priorité absolue à l’usager le plus faible, jusqu’au moins faible. "Les libéraux ont fait un plan de circulation pour le Pentagone, nous en créons un pour l’ensemble du territoire bruxellois", assure l’édile.

Comment compte-t-il parvenir à ses fins ? "D’abord en travaillant avec toutes les parties concernées. C’est-à-dire la Région, la Stib, les dix communes limitrophes et, bien évidemment, les habitants, qui seront invités à donner leur avis très prochainement." Concrètement, la Ville va lancer un processus de comptage sur l’ensemble de son territoire : piétons, cyclistes, voitures, etc. "L’idée est d’objectiver la situation puis de prendre les mesures en fonction des résultats." D’ici là, la Ville va installer de nombreux casse-vitesse sur les artères problématiques et va développer le concept de rues cyclistes. "Dans certains quartiers, il n’est pas possible de créer des pistes cyclables sécurisées. On va donc créer des rues cyclistes. Ce sont des rues où la voiture peut rouler mais les cyclistes restent prioritaires. Jette en a déjà et cela fonctionne."

La Ville va également développer l’offre de voitures partagées. Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren seront équipées de nouvelles stations. "En créant une place de voiture partagée, on libère près de 15 places de voitures individuelles."

Certains dossiers plus structurels sont néanmoins déjà ficelés. On pense ici au tram à Neder-Over-Heembeek ou la ligne de bus 64 rue de Laeken. "Sur ce dossier, les cyclistes pourront emprunter les voies du site propre de bus. Cela permettra à quiconque d’aller du marché des Abattoirs au site de Tour&Taxis en mode alternatif", se réjouit l’échevin, qui reconnaît néanmoins que le sentiment d’insécurité cycliste constitue un énorme frein au développement du vélo à Bruxelles. "Sur Laeken, par exemple, les riverains se plaignent que les zones 30 ne soient pas respectées. Nous allons installer des radars répressifs et des radars préventifs."

"Le plus grand frein à l’usage du vélo, c’est l’insécurité routière. Pour cela, nous devons investir dans l’infrastructure cycliste mais aussi dans la mise en place d’un plan de circulation global. À Bruxelles, 6 % des déplacements se font à vélo. C’est peu, mais nous constatons qu’il y a un énorme potentiel. Quand on voit le nombre de cyclistes avec une si faible infrastructure, je me dis que cet objectif est possible si nous créons cette infrastructure propice à l’usage du vélo. Notre objectif est de doubler ce nombre de cyclistes d’ici la fin de la législature."